L'UNESCO réclame la libération des journalistes français pris en otages en Iraq

31 août 2004

Le directeur général de l'agence de l'ONU pour l'éducation, la science et la culture a réclamé aujourd'hui la libération immédiate des deux journalistes français pris en otage en Iraq et a vigoureusement condamné ceux qui prennent les journalistes pour cible dans ce pays.

« Je demande instamment aux ravisseurs de libérer Christian Chesnot et Georges Malbrunot, deux civils exerçant une profession d'une importance fondamentale », a déclaré Koïchiro Matsuura, le directeur général de l'Organisation pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), indique un communiqué de l'agence publié aujourd'hui.

Ajoutant que « les journalistes en mission sont protégés par la Convention de Genève et ses Protocoles », M. Matsuura a jugé « inadmissible que des factions en conflit les utilisent comme des pions dans leur lutte. »

« De telles attaques ne contribueront pas au bien-être du peuple iraquien. De telles actions sont contraires aux enseignements de l'Islam », a-t-il poursuivi, se disant « consterné de voir des professionnels des médias pris pour cibles en Iraq » et rendant hommage « à leur courage et à leur engagement au service de la liberté d'expression. »

Christian Chesnot, 38 ans, correspondant de Radio France Internationale et Georges Malbrunot, 41 ans, envoyé spécial du Figaro, ont disparu il y a 10 jours sur la route entre Bagdad et Najaf. Selon l'International News Safety Institute (Institut international de la sécurité de l'information), 51 professionnels des médias de 16 pays ont trouvé la mort durant le conflit en Iraq. Les journalistes iraquiens ont payé le tribut le plus élevé avec 28 de leurs confrères décédés.

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