Violence en Afghanistan : Kofi Annan appelle à une mobilisation des forces disponibles

30 août 2004

Après les attaques d'hier à Kaboul et dans la province de Paktia, le Secrétaire général de l'ONU appelle toutes les forces disponibles en Afghanistan à prendre les mesures de sécurité nécessaires au processus électoral en cours.

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les violentes attaques qui ont été perpétrées hier dimanche à Kaboul, dans la capitale afghane, ainsi que dans la province de Paktia, est-il indiqué dans la déclaration communiquée aujourd'hui pas son parole.

Dans ce texte, Kofi Annan se dit particulièrement touché par le nombre élevé de morts et de blessés parmi lesquels on compte des enfants.

Il appelle le Gouvernement de l'Afghanistan, la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (FIAS) dirigée par l'OTAN et les forces de la Coalition à prendre les mesures de sûreté et de sécurité nécessaires pour appuyer ceux qui travaillent au processus électoral en cours.

Parallèlement la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) signale qu'une attaque qui n'a pas fait de victimes, s'est produit, samedi en fin de matinée dans le district de Rodat, province de Nangarhar, lorsqu'une voiture de l'Organe mixte d'administration des élections, le JEMB selon son acronyme anglais, avec, à son bord, deux coordonnateurs nationaux, a été touchée par un engin explosif qui aurait été, selon les premiers résultats de l'enquête, actionné par télécommande.

Le 25 août dernier, le Représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, Jean Arnault, alertait la communauté internationale, lors de sa présentation de la situation dans le pays devant le Conseil de sécurité, sur les risques encourus par l'Afghanistan en phase préélectorale.

Les Taliban et autres groupes extrémistes n'ont pas réussi à faire dérailler, de façon significative, la phase des inscriptions électorales, soulignait-il, ajoutant cependant que des informations concordantes signalaient l'intention de ces groupes de procéder à une escalade de leurs attaques en phase immédiatement préélectorale.

Jean Arnault avait alors plaidé en faveur d'une action qui aille au-delà du plan de sécurité existant dont il avait souligné qu'il reposait sur des forces armées déployées au maximum de leur capacité dans l'ensemble du pays au point de s'en trouver affaiblies.

 

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