Révision à l'étude du mandat et du concept de la Mission de l'ONU à Chypre

30 août 2004

Une équipe de l'ONU est arrivée à Chypre en provenance du Siège de New York pour conduire un examen du mandat, des effectifs et du concept d'opérations de l'UNFICYP, la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre, ainsi que l'avait annoncé le Secrétaire général à l'issue du référendum du 24 avril dernier qui avait échoué à réaliser la réunification de l'île.

« L'équipe a commencé ce matin son travail au siège de l'UNFICYP à Nicosie », indique aujourd'hui un communiqué de la Mission de l'ONU à Chypre.

Cette équipe est dirigée par M. Wolfgang Weidbrod-Weber, directeur par intérim pour la Division pour l'Europe et l'Amérique latine du Département des opérations de maintien de la paix, et comprend des membres du Département des affaires politiques, ainsi que des Bureaux de la police civile et du Conseiller militaire, indique le communiqué.

Au lendemain des référendums du 24 avril à l'issue desquels la partie turque a accepté le plan de réunification des Nations Unies tandis que la partie grecque l'a rejeté, le Secrétaire général avait déclaré qu'il « entendait procéder à une révision globale de ses activités de maintien de la paix », dans un rapport au Conseil de sécurité sur la Mission de l'ONU à Chypre (voir notre dépêche du 26 mai dernier).

« Des consultations ont été menées avec les représentants des deux parties de l'île et des puissances garantes et je continue d'estimer que faute d'un règlement global, la présence de la Force sur l'île continuera d'être nécessaire pour maintenir le cessez-le-feu » indiquait toutefois le Secrétaire général dans son rapport sur la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP).

Visant à mettre fin à 40 ans de conflit et 30 ans de division, les négociations menées par le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour Chypre, Alvaro de Soto, avaient conduit à la remise, le 23 avril dernier, aux parties chypriotes grecque et turque ainsi qu'aux parties garantes, la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, du plan de règlement intégral du problème chypriote.

Aux termes de six semaines de pourparlers intensifs commencés à New York le 10 février, poursuivis au Centre de conférence de Nicosie, zone protégée de l'ONU et conclus le 31 mars à Bürgenstock en Suisse, le plan révisé et amendé aux cours des négociations, avait dû être finalisé par le Secrétaire général, une solution « de dernier recours » à laquelle les parties chypriotes avaient donné leur accord dès le début des négociations à New York.

Lors de deux votes séparés sur le plan de réunification, le 24 avril, la partie grecque a voté contre le plan tandis que la partie turque se prononçait en sa faveur.

« Compte tenu des résultats sans appel du vote du 24 avril et dans le cadre d'une réévaluation globale des activités de paix des Nations Unies à Chypre », le rapport précisait que le Secrétaire général entendait « réaliser d'ici à trois mois un examen du mandat, des effectifs et du concept d'opérations de la Force, en prenant en considération l'évolution de la situation sur place, les positions des parties et tous les avis éventuels du Conseil de sécurité ».

« Je compte faire des recommandations sur les mesures d'ajustement ou de restructuration éventuellement nécessaire », précisait Kofi Annan, qui indiquait que la Force, dans les derniers mois avant le référendum, avait consacré un effort intensif à la planification et à la formation dans l'éventualité d'une nouvelle opération des Nations Unies à Chypre si un règlement intervenait.

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