Calme au Timor-Leste pendant la phase de désengagement de la Mission de l'ONU

24 août 2004

La situation au Timor-Leste est demeurée largement pacifique malgré quelques incidents et un manque de financement qui affecte la passation d'expertise à l'administration timoraise, a indiqué ce matin le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, lors de sa présentation du dernier rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité.

Au cours de la période considérée, « à part quelques incidents mineurs, la situation au Timor-Leste est demeurée principalement stable et pacifique notamment à la frontière, où est déployée la plus grande partie du personnel de la Mission de l'ONU, la MANUTO (voir notre dépêche du 23 août), a exposé le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hédi Annabi, en ouverture de sa présentation du rapport.

Quelques incidents ont cependant émaillé la période considérée, soulignant la nécessité de consolider tant les institutions que de renforcer les moyens de l'administration du Timor.

« Les manifestations qui ont eu lieu les 19 et 20 juillet ont généré des préoccupations », a-t-il indiqué, faisant référence aux plaintes soulevées par des vétérans qui font partie de groupes qui se sentent marginalisés et négligés.

« Des mesures devraient être prises pour y remédier », a déclaré M. Annabi, qui a indiqué qu'une cellule ministérielle de haut niveau était mise en place par le Gouvernement pour enquêter sur les allégations de violations de droits de l'homme et d'abus commis à l'encontre des manifestants et des passants, le 20 juillet, à Dili, capitale du Timor-Leste.

« Des mesures rapides et exemplaires, après une enquête diligente et respectueuse des droits répondant aux plaintes formulées, renforcerait le moral et l'image de la police nationale du Timor-Leste » (PNTL), a-t-il souligné.

Par ailleurs, il semble que le désoeuvrement de certains groupes de jeunes pratiquant les arts martiaux les pousse à engager des combats qui ne semblent cependant pas « avoir de motivation politique », a précisé le Sous-Secrétaire général.

La réponse de la police du Timor a été « largement adéquate », a-t-il précisé, ajoutant qu'elle assume, depuis le 20 mai, la responsabilité de toutes les activités de police même si elle continue de recevoir l'assistance de la MANUTO, la Mission d'appui des Nations Unies au Timor oriental.

La PNTL continue cependant de souffrir de problèmes d'insuffisances de personnel qualifié et de mauvais comportements, souligne-t-il, ajoutant que ces problèmes touchent également l'armée (F-FDTL).

Enfin, M. Annabi a mis l'accent sur le déploiement de 51 conseillers de la Mission sur le terrain, 4 devant les rejoindre le mois prochain. Il a toutefois déploré que la moitié seulement des 102 'postes critiques' de cadres, qui devaient accompagner la période de transition avant la fin de la Mission de l'ONU, grâce à des financements bilatéraux, ont été effectivement financés.

« Ces conseillers civils ont été pleinement informés de l'importance de préparer et de mettre en oeuvre des stratégies de sortie », a-t-il expliqué, soulignant par ailleurs que le Gouvernement du Timor devrait engager au plus vite leurs homologues afin qu'ils puissent profiter de l'expertise apportée par les conseillers pendant les mois restant à courrir pour la Mission de l'ONU.

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