Le meurtre d'un journaliste sri lankais condamné par le chef de l'UNESCO

19 août 2004

Le Directeur général de l'agence de l'ONU pour l'éducation et la culture a condamné aujourd'hui le meurtre de Kandasamy Iyer Balanadarajah, plus connu sous le pseudonyme de Sinna Bala, journaliste à l'hebdomadaire tamoul Thinamurasu, espérant qu'une enquête exhaustive serait menée pour élucider ce deuxième meurtre d'un journaliste sri lankais cette année.

«L'assassinat de Kandasamy Iyer Balanadarajah [...], comme tout assassinat de journaliste, constitue une attaque lâche contre la démocratie et l'Etat de droit », a déclaré Koïchiro Matsuura, directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture ( UNESCO ), ainsi que le rapporte un communiqué publié aujourd'hui.

« Je suis convaincu que les autorités déploieront tous leurs efforts pour mener à bon terme l'enquête sur ce deuxième meurtre d'un journaliste sri lankais depuis le début de l'année », a-t-il poursuivi.

A propos de la violence qui a tragiquement marqué le Sri Lanka dans son histoire récente, il a jugé « essentiel de permettre à la liberté de la presse de s'enraciner dans le pays, afin que la paix et la démocratie deviennent des valeurs durables» a-t-il ajouté.

Aiyathurai Nadesan, journaliste tamoul qui travaillait au quotidien Virakesari Tamil a été abattu le 31 mai.

L'UNESCO indique que, selon l'Organisation non gouvernementale Reporters sans frontières, l'hebdomadaire Thinamurasu a été harcelé par les insurgés du mouvement des Tigres tamouls (LTTE).

L'ONG rapporte qu'un autre journaliste qui travaille pour le même hebdomadaire, Sadacharalingham Kamalathasan, a été blessé par balles dans le district du Batticaloa, à l'est de la capitale Colombo. Elle signale également qu'au début de cette année les Tigres tamouls ont cherché à empêcher la distribution de l'hebdomadaire dans l'est du pays.

Le communiqué rappelle que l'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse.

« L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose 'd'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples', rappelle-t-elle dans son communiqué, soulignant que pour y parvenir, l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image…».

 

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