Le Bangladesh à la veille d'une reconstruction coûteuse, selon le chef du PNUD

Le Bangladesh à la veille d'une reconstruction coûteuse, selon le chef du PNUD

Inondations au Bangladesh
Au terme d'une visite de trois jours au Bangladesh qui est en train d'émerger de l'une des pires inondations de son histoire, le chef de l'agence de l'ONU pour le développement a salué la façon dont le gouvernement a géré la crise mais a prévenu que l'étape suivante allait être très coûteuse et que des fonds seraient nécessaires pour réhabiliter les équipements endommagés par les flots.

« Nous entrons tout juste dans une nouvelle phase de la crise qui va de pair avec la décrue », a déclaré l'administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Mark Malloch Brown au cours d'une conférence de presse qui concluait sa visite dans le pays.

Il a insisté sur le fait que « les maisons, les écoles, les centres de santé doivent rapidement être remis en état de marche », que « les réserves alimentaires devaient être reconstituées en prévision de futures inondations » et qu'il allait falloir répondre à des besoins de différentes natures, qu'il s'agisse de mesures d'urgence en faveur de l'emploi ou, de façon prioritaire, de l'apport de semences destinées à la future saison de mise en culture.

Mark Malloch Brown a toutefois attiré l'attention sur le fait que les inondations occupaient une part importante de la vie au Bangladesh. Elles « apportent la vie et prennent des vies. La question n'est pas de stopper les inondations mais de mieux les gérer », a-t-il déclaré.

Il a fait l'éloge de la façon dont les autorités bangladeshi avaient géré la crise. « Ce qui est particulièrement frappant, ce sont les mesures prises pour éviter les causes les plus communes de maladies provenant d'eaux contaminées ». Alors que les cas de diarrhées ont atteint une fréquence de 10 000 par jour, le nombre des décès qui en ont résulté s'est élevé à 125.

« Il s'agit là de l'extraordinaire témoignage de l'efficacité des mesures préventives prises par le Gouvernement, les ONG (organisations non gouvernementales) et les organisations internationales qui les aident », a souligné M. Malloch Brown qui a ajouté qu'il fallait toutefois tirer les leçons de ce qui n'avait pas marché.

A propos de la commémoration de l'attaque de l'ONU à Bagdad, il y a un an, il a rendu hommage, au nom de l'ONU, aux nombreux Casques bleus bangladeshi qui ont payé de leurs vies leur engagement au service de l'organisation.

Il a également rappelé que Sergio Vieira de Mello, le Haut Commissaire aux droits de l'homme et envoyé de l'ONU en Iraq, avait lui-même commencé sa carrière à Dhaka, en tant que jeune fonctionnaire de terrain chargé de l'acheminement des fournitures humanitaires « avant que la jeune nation du Bangladesh ne soit internationalement reconnue. »

« Par conséquent, des drames traversés dans le cadre de l'édification d'une nation à ceux qui se produisent aujourd'hui en Iraq, il y a une extraordinaire histoire pour l'ONU, une histoire dans laquelle le Bangladesh et tout particulièrement ses Casques bleus ont joué un rôle remarquable », a déclaré M. Malloch Brown.

---