Iraq : la moitié de la population visée par l'assistance de l'UNICEF

19 août 2004

Un an après la mort d'un de ses collaborateurs dans l'attentat de Bagdad, l'agence de l'ONU pour l'enfance est plus que jamais déterminée à apporter son aide en Iraq, un pays dont la moitié de la population a moins de 18 ans et qui a l'un des taux de mortalité infantiles les plus élevés au monde.

« Un an après la mort tragique de Chris Klein-Beekman, un ressortissant du Canada, qui était Directeur du Bureau de l'UNICEF au moment de sa mort dans l'attaque à la bombe du Siège de l'Organisation à Bagdad » l'UNICEF réitère sa détermination à remplir sa mission humanitaire en Irak, indique un communiqué du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), paru aujourd'hui.

« Nous n'oublierons jamais l'énergie, la motivation et l'engagement de Chris au service des enfants irakiens », a déclaré la Directrice générale de l'UNICEF, Carol Bellamy, citée par le communiqué dans lequel elle souligne que « les événements qui ont eu lieu depuis cette tragédie n'ont fait que renforcer notre détermination à répondre aux besoins des enfants en Irak - maintenant plus que jamais. »

L'UNICEF attire l'attention sur le fait que près de la moitié de la population irakienne a moins de 18 ans et que, même avant que le conflit n'éclate, beaucoup d'enfants étaient vulnérables à la maladie, à la malnutrition et à l'exploitation.

L'Irak enregistre l'un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde : 1 enfant irakien sur 8 meurt avant son cinquième anniversaire, souligne-t-elle.

« Les problèmes de sécurité exacerbent une situation déjà difficile pour les enfants en Irak. Depuis le début du conflit, des centaines de jeunes ont été tués et des milliers d'autres blessés » indique le communiqué qui précise que les écoles sont parfois fermées et que les parents gardent les enfants à la maison de crainte qu'ils ne soient blessés ou enlevés sur le chemin de l'école.

Pourtant, « malgré la peur d'être attaqués ou enlevés, de nombreux enfants continuent d'aller en classe, escortés par leurs parents ou d'autres membres de leur famille qui essaient d'assurer leur sécurité », ajoute-t-il.

A Fallujah, lorsque des écoles ont été bombardées, des accords ont rapidement été trouvés pour que les enfants puissent passer leurs examens dans d'autres établissements scolaires. Mais la violence en Irak est une réalité quotidienne dans tout le pays, souligne l'agence de l'ONU, qui rappelle qu'en avril dernier, plus d'une centaine d'enfants ont perdu la vie à Fallujah et à Bassora en raison des hostilités - certains sur le chemin de l'école.

Les enfants sont souvent tués ou mutilés par des mines terrestres et des munitions non explosées car ils sont « attirés » par leurs couleurs ou leurs motifs inhabituels, souligne l'UNICEF.

« Les enfants d'Irak ont assez souffert », a déclaré Mme Bellamy. « Ils ont connu trois guerres, douze ans de sanctions et ils vivent dans une situation extrêmement difficile - souvent dans la peur de la violence. »

Malgré les problèmes de sécurité, « le personnel national de l'UNICEF travaille sans relâche pour répondre aux besoins des enfants irakiens », souligne l'agence, qui rappelle qu'en collaboration avec les pouvoirs publics, elle a vacciné des milliers d'enfants, fourni du matériel pédagogique dans les écoles primaires, réparé les systèmes de distribution d'eau et d'égouts, envoyé des camions citernes dans plusieurs communautés irakiennes, offert des fournitures essentielles à des centres de loisirs communautaires et distribué des brochures aux résidents de Fallujah pour attirer leur attention sur le danger des munitions non explosées.

- Dossier Iraq du site de l'ONU

 

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