Un don de 7 millions de dollars pour lutter contre la tuberculose au Myanmar

Un don de 7 millions de dollars pour lutter contre la tuberculose au Myanmar

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Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, créé en 2002 à l'initiative du Secrétaire général de l'ONU, a accordé aujourd'hui un don d'une valeur de 7 millions de dollars, débloqué sur deux ans, en faveur d'un programme de prévention et de traitement de la tuberculose au Myanmar.

« La population du Myanmar a souffert de pauvreté, d'abandon et d'isolement ; nous sommes contents d'être en mesure d'acheminer des fonds qui lui sont destinés et vont aider à combattre la tuberculose, un problème majeur au Myanmar », indique Richard Feachem, le directeur exécutif du Fonds.

Le don va permettre de faire passer à un niveau supérieur le programme national de lutte, l'étendant à des régions qui n'étaient jusqu'à présent pas couvertes. L'objectif est d'améliorer la détection des cas d'au moins 75% d'ici à 2006 et de maintenir ou de faire passer le taux de succès des traitements, chez les cas détectés par frottis, à 85% ou plus, indique un communiqué du Fonds publié aujourd'hui.

Le principal dépositaire du don est le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui gèrera les finances et les acquisitions. Des garanties ont été prises pour s'assurer que le gouvernement central du Myanmar n'ait pas accès à ces fonds et ne puisse en tirer bénéfice, précise le communiqué.

Un groupe de travail technique, composé de représentants d'agences de l'ONU, d'organisations non gouvernementales et du Ministère de la santé, constituera, parallèlement à l'agent local du Fonds, une instance de supervision supplémentaire de l'application du programme.

« Nous prenons toujours des garanties supplémentaires dans les pays où des précautions particulières sont nécessaires si l'on veut que l'argent aille à ceux qui en ont besoin. C'est ce qui nous permet d'opérer en toute sécurité dans des secteurs qui ne reçoivent pas ou pratiquement pas d'aide extérieure », précise Richard Feachem.