L'actualité mondiale Un regard humain

Actes de violence au Burundi : indignation à la Mission de l'ONU

Actes de violence au Burundi : indignation à la Mission de l'ONU

media:entermedia_image:7c4d54b2-6ef0-4675-ae40-b21598d5b181
Confrontée aux affrontements quotidiens accompagnés de violations des droits de l'homme qui se poursuivent au Burundi, la Représentante spéciale, et chef de la Mission de l'ONU dans le pays, dénonce ces exactions et appelle à une trêve préalable à la cessation totale des hostilités.

Des informations concordantes recueillies depuis le déploiement de l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB), le 1er juin dernier, par les observateurs militaires et des droits fondamentaux de la Mission, font état d'exécutions arbitraires, d'actes de torture, de violence sexuelle, de détention arbitraire, commises en toute impunité par des hommes en armes, indique un communiqué de l'ONUB publié aujourd'hui.

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU, Carolyn McAskie, dénonce énergiquement ces exactions et l'exploitation des populations par les parties belligérantes à des fins militaires et politiques.

Elle rappelle que, dans sa résolution 1545 (2004), le Conseil de sécurité réaffirme « sa détermination à appuyer les efforts des Burundais pour juger les auteurs de tels actes et violations, sur le fondement de l'Etat de droit, afin de mettre un terme aux situations d'impunité et appelle les parties et les autorités de transition à prendre sans délai toutes les mesures nécessaires à cette fin. »

Les affrontements entre éléments armés continuent de façon quasi quotidienne, en particulier dans Bujumbura Rural, entre les éléments du mouvement d'Agathon Rwasa, les Forces nationales de libération (FNL), les Forces armées burundaises (FAB) et le Conseil national pour la Défense et la Démocratie – Forces de Défense de la démocratie (CNDD-FDD), précise le communiqué de l'ONUB.

Ces affrontements s'accompagnent de graves violations du droit humanitaire international qui régit les conflits et auquel le Burundi a souscrit, ajoute-t-il.

Mme McAskie appelle toutes les parties belligérantes à mettre fin à la violence, à respecter les droits de l'homme et le droit humanitaire international et enfin à observer une trêve afin que soient réunies les conditions nécessaires à une cessation totale des hostilités et la protection des populations civiles, indique l'ONUB.