L'ONU favorable à un report de la Conférence nationale en Iraq, confirme Kofi Annan

4 août 2004

Répondant aux questions de la presse aujourd'hui à sa sortie du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'ONU a confirmé que l'ONU était favorable à un report de la Conférence nationale en Iraq sur l'argument qu'il valait mieux une conférence bien organisée et qui s'efforcerait de rassembler un maximum d'éléments de la société iraquienne sous la tente « sous la tente » plutôt qu'une conférence qui ait lieu à la date fixée.

Répondant aux questions de la presse aujourd'hui à sa sortie du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l'ONU a confirmé que l'ONU était favorable à un report de la Conférence nationale en Iraq sur l'argument qu'il valait mieux une conférence bien organisée et qui s'efforcerait de rassembler un maximum d'éléments de la société iraquienne « sous la tente » plutôt qu'une conférence qui ait lieu à la date fixée.

A une question l'interrogeant sur l'objet de sa rencontre avec l'Ambassadeur du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, et John Danforth, l'Ambassadeur des Etats-Unis, le Secrétaire général a confirmé que les discussions avaient bel et bien porté sur l'Iraq. « Ils voulaient savoir quand aurait lieu le déploiement du personnel de l'ONU en Iraq et quand mon Représentant spécial comptait s'y rendre. Je leur ai donné l'assurance que j'avais l'intention de l'envoyer en Iraq en compagnie d'une petite équipe avant la Conférence nationale. »

A ce sujet, le Secrétaire général a confirmé que l'ONU encourageait le Gouvernement iraquien à repousser la Conférence nationale. « Nous leur avons effectivement dit […] qu'il fallait faire le maximum pour ramener 'sous la tente ceux qui étaient à l'extérieur. […] Nous avons le sentiment qu'il est plus important d'avoir une conférence qui soit bien organisée et qui inclut […] le plus grand nombre possible d'éléments représentatifs de la société iraquienne[…] que d'avoir une conférence organisée dans les temps », a-t-il fait valoir.

Interrogé sur l'insécurité croissante dans le pays, un membre des médias citant le chiffre de plus de 700 morts civiles le mois dernier, le Secrétaire général a indiqué qu'il s'en tiendrait à la formule qu'il avait utilisée dans le cas de la mission de Lakhdar Brahimi et Carina Perelli et n'enverrait que des équipes de taille réduite, celle qui accompagnera le Représentant spécial et l'équipe chargée d'apporter son concours sur les questions électorales ainsi que sur la Conférence nationale.

Il a par ailleurs précisé qu'aucune offre ferme de troupes destinées à assurer la protection de l'ONU sur place ne lui était parvenue. « Nous avons eu des négociations avec une demi-douzaine de pays et les Saoudiens ont également émis l'idée de constituer une force islamique qui irait protéger le personnel de l'ONU puis succèderait à la force multinationale et travaillerait avec les Iraquiens. Il ne s'agit encore que d'idées et il faudra encore quelque temps pour que cela se concrétise, si c'est jamais le cas. »

Dans l'intervalle, le Représentant spécial et son équipe vont devoir « s'en remettre à la force multinationale pour leur protection », a-t-il ajouté.

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