Un observatoire au pied du K-2 aidera le PNUE dans ses recherches sur les nuages bruns

4 août 2004

L'annonce de la création d'un observatoire, situé au Pakistan, au pied du K-2, le second plus haut sommet du monde, alimentera les recherches conduites par le Programme de l'ONU pour l'environnement sur les nuages bruns, ces couches produites par la combustion de carburants fossiles et par la pollution.

A l'occasion des festivités célébrant l'ascension en 1954 de la seconde plus haute montagne du monde, le pic K-2, les gouvernements du Pakistan et d'Italie ont annoncé la création d'un observatoire des aérosols et particules, installé au pied du K-2, une installation particulièrement utile pour les recherches conduites par le Programme de l'ONU pour l'environnement sur « les nuages bruns. »

Le Président du Pakistan Pervez Musharraf et le Ministre italien de l'Agriculture et des politiques sylvicoles ont clôturé aujourd'hui une semaine de festivités célébrant la première ascension du K-2, le second sommet le plus haut du monde, par une équipe italienne en 1954.

Le K-2, qui se trouve à la frontière du Pakistan et de la Chine, est considéré comme l'un des sommets les plus difficiles d'accès. Sur les 198 alpinistes qui se sont risqués à l'escalader, 56 sont morts ce qui représente un taux de mortalité trois fois plus élevé que celui du Mont Everest.

Les gouvernements italiens et pakistanais ont mis à profit ces cérémonies de commémorations pour annoncer la création d'une station de contrôle des aérosols et particules en suspension dans l'atmosphère. Financée par l'Italie, cette nouvelle installation sera située à Urdokas dans la région himalayenne de Karakoram au pied du K-2.

L'observatoire alimentera les recherches internationales conduites par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), sur les « nuages bruns atmosphériques. » Ces couches formées par les suies et autres polluants véhiculés par l'air qui se forment un peu partout dans le monde au-dessus des secteurs à forte densité de population, sont produites par la combustion du bois, du charbon et d'autres éléments de ce que l'on appelle la biomasse ainsi que des carburants fossiles et des rejets industriels. Les scientifiques pensent que ces nuages peuvent avoir un impact significatif sur le climat, l'agriculture et la santé.

Pour Klaus Toepfer, le directeur exécutif du PNUE, les célébrations qui ont pour l'essentiel eu lieu entre le 30 juillet et le 1er août était l'occasion de « nous remettre en mémoire la grande beauté des montagnes et leur rôle de châteaux d'eau et de réserves biologiques qui bénéficient non seulement à ceux qui y vivent mais à nous tous qui nous trouvons en aval du courant. »

 

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