Les dirigeants ivoiriens ont signé l'accord d'Accra avec soulagement, selon Kofi Annan

Les dirigeants ivoiriens ont signé l'accord d'Accra avec soulagement, selon Kofi Annan

« Je pense que les accords ont été signés de leur plein gré par les parties ivoiriennes et cela en présence de tout un ensemble de dirigeants de la région et du public », a indiqué aujourd'hui Kofi Annan à la presse à propos des engagements pris à Accra par les différents protagonistes d'un conflit qui divise la Côte d'Ivoire et implique la région tout entière.

« J'ai eu le sentiment qu'ils commençaient eux-mêmes à sentir que le moment était venu d'avancer » a poursuivi le Secrétaire général de l'ONU. « La population est fatiguée et veut reprendre sa vie là où elle en est restée. Cela fait peser des responsabilités plus grandes sur les dirigeants d'avoir réellement présent à l'esprit les besoins des gens et les besoins de la nation. »

Kofi Annan a ajouté qu'il avait « fait appel à eux en leur demandant de mettre de côté leurs propres désirs et de travailler pour la nation et pour le peuple. »

« J'ai senti l'atmosphère dans la pièce quand ils ont signé cet accord et ô combien ils semblaient soulagés », a-t-il expliqué.

« Et maintenant il nous faut maintenir la pression à leur égard pour qu'ils l'appliquent. Nous espérons tous cela en ce moment, que cette fois-ci c'est sérieux, qu'ils vont rentrer chez eux et honorer leurs engagements », a conclu Kofi Annan.

Juste avant minuit, le 30 juillet, à Accra, la capitale du Ghana, les parties en conflit en Côte d'Ivoire signaient un accord qui remettait sur les rails l'accord de paix. L'ensemble des ministres doit reprendre sa place au sein du gouvernement et le Président Laurent Gbagbo a accepté de prendre un décret qui précisera les domaines couverts par sa délégation de pouvoirs au Premier Ministre, conformément aux dispositions pertinentes de l'Accord de Linas-Marcoussis.

Le Président Gbagbo a également confirmé avoir convoqué une session extraordinaire de l'Assemblée nationale afin de procéder à l'adoption de toutes les réformes juridiques prévues au titre de l'Accord de Linas-Marcoussis, conformément à la lettre et à l'esprit de cet accord.