Les relations entre pauvreté extrême et droits de l'homme, un domaine d'action privilégié par Louise Arbour

27 juillet 2004

S'exprimant hier devant la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l'homme qui entamait une nouvelle session, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a insisté sur l'importance de travailler sur la relation existant entre pauvreté extrême et droits de l'homme et de mettre en avant le rôle que peuvent jouer juges et avocats dans ce domaine.

Au cours de son intervention devant les participants à la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l'homme, la Haut Commissaire Louise Arbour a mis en exergue le rôle important joué depuis sa création par la Sous-Commission en matière de promotion et de protection des droits de l'homme (texte intégral) (en anglais) .

Rappelant que l'an dernier, le Haut Commissaire aux droits de l'homme par intérim avait avancé des suggestions concernant le rôle et le statut actuels et futurs de la Sous-Commission, Mme Arbour a indiqué qu'elle allait étudier ces commentaires et que, lorsqu'elle se serait familiarisée avec les activités des divers mécanismes conventionnels et extra-conventionnels, elle espérait être en mesure de présenter de nouvelles propositions visant à en améliorer l'efficacité.

Mme Arbour a ensuite évoqué le Forum social, qui, il y a quelques jours, avait abordé plusieurs questions clefs touchant à la lutte contre l'extrême pauvreté et notamment sa relation avec les droits de l'homme. Elle s'est dite convaincue de la nécessité de traiter les difficultés chroniques auxquelles sont confrontées des millions de personnes, en particulier celles qui vivent dans les zones isolées ou dans les communautés rurales.

Mme Arbour a précisé qu'elle suivrait avec un intérêt particulier les délibérations de la Sous-Commission au cours de la présente session portant sur la pauvreté rurale et les moyens d'y faire face dans le cadre des Nations Unies.

Se référant aux nombreuses violations des droits de l'homme qui alimentait l'actualité, le terrorisme et les conflits ainsi qu'à la pauvreté, l'inégalité, la discrimination, la violence contre les femmes, le trafic d'êtres humains, les personnes déplacées, l'injustice et l'impunité, elle a affirmé qu'il n'était pas possible de «rester indifférent face à ces violations»

Rendant hommage à Sergio Vieira de Mello et à ses collègues, mort à Bagdad le 19 août 2003, elle a rappelé que, dans quelques semaines, le Haut Commissariat et les Nations Unies dans leur ensemble, commémoreront cet événement tragique.

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme a plus généralement salué l'implication des défenseurs des droits de l'homme qui oeuvrent à la protection de l'État de droit, à la réduction de la violence, de la pauvreté et de la discrimination ainsi qu'à l'édification de structures permettant d'instaurer des sociétés plus libres, plus équitables et plus démocratiques. Ils pourront toujours compter sur mon soutien, a-t-elle affirmé.

Précisant qu'elle entendait travailler en étroit partenariat avec les rapporteurs et représentants spéciaux ainsi qu'avec les experts indépendants et groupes de travail, Mme Arbour a précisé qu'elle accordait une importance particulière à l'expertise et à l'indépendance de ces procédures spéciales.

Mme Arbour a indiqué qu'elle s'efforcerait de travailler avec des partenaires au niveau national et que c'était dans cette intention qu'elle participerait au début de l'automne prochain à Séoul à une réunion qui portera sur la question de la gouvernance. Dans cette optique également, elle s'est dite persuadée que le Haut Commissariat devait mettre encore davantage l'accent sur le rôle que jouent les juges et les avocats en matière de promotion et de protection des droits de l'homme.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.