Contre les feux de forêt qui s'aggravent : impliquer les communautés locales, préconise la FAO

26 juillet 2004

Globalement, 95% de tous les incendies qui ont détruit 350 millions d'hectares de forêts et de steppe en 2002, sont le fait d'activités humaines, indique l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture qui préconise l'implication des communautés locales pour prévenir et lutter contre ce phénomène.

"Si l'homme est la principale cause des incendies de forêt, la prévention et la lutte doivent impliquer les gens à un niveau local. L'approche traditionnelle qui se focalise seulement sur la législation et la mise en service d'équipements coûteux n'est pas suffisante", fait valoir Mike Jurvelius, expert en incendies de forêt à l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Il note, dans un communiqué de l'agence publié aujourd'hui, que les communautés locales participeraient activement à la prévention et à la lutte contre les incendies de forêt si elles prenaient part à la gestion de la forêt et à son exploitation.

Les principales causes de départ d'incendie en zone rurale comprennent: l'usage incontrôlé des feux pour l'agriculture, l'allumage de feux de forêts et de prairies pour les convertir en champs agricoles ou pour obtenir un accès à la chasse, l'incendie criminel.

Depuis les années 1980, les incendies de forêt s'aggravent dans de nombreuses régions du monde. En 2002, les incendies ont détruit plus de 350 millions d'hectares de forêt et de steppe, une surface comparable à celle de l'Inde et, selon le Centre mondial de surveillance des incendies, basé à Fribourg en Allemagne, près de 700 000 hectares de forêts et de buissons en Europe ont été brûlés en 2003.

"La gestion des incendies est directement liée aux avantages. Ce n'est que lorsque les communautés locales connaîtront les avantages qu'elles peuvent tirer de la protection de leurs forêts, qu'elles feront tout pour les protéger des incendies", a souligné M. Jurvelius

Par exemple, un village en Chine n'a pas connu de feu incontrôlé depuis 35 ans car, selon une législation en place, les villageois tirent avantages et revenus de la forêt. En Gambie, les pratiques forestières de la communauté ont conduit à une chute des dommages et des feux non volontaires, à partir du moment où la participation accrue et l'accès à la propriété de la forêt ont conduit à une prévention efficace et une suppression des feux.

La FAO assiste actuellement la Bulgarie, l'Ethiopie, le Guatemala, la Mongolie, la Namibie et la Syrie à développer des politiques de lutte contre les incendies de forêt et de gestion communautaire des incendies ainsi que des programmes de prévention.

 

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