Les inspecteurs de l'agence de l'énergie atomique de l'ONU invités à revenir en Iraq

21 juillet 2004

L'agence de l'ONU pour l'énergie atomique a reçu une demande de la part de l'Iraq l'invitant à procéder à l'inventaire de son matériel nucléaire. L'agence souhaite cependant qu'un mandat de l'ONU l'autorise à retourner en Iraq clore le chapitre des vérifications d'une éventuelle reprise d'un programme d'armement nucléaire, interrompu par la guerre.

« Nous avons reçu une demande officielle de la part du [Ministre des Affaires étrangères] Hoshiyar Zebari » invitant les inspecteurs internationaux à revenir dans les prochains jours » en Iraq, a indiqué le directeur général de l' Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El Baradei, à son arrivée à l'aéroport du Caire hier.

Il a précisé que le retour des inspecteurs aurait pour but d'établir un état du matériel nucléaire de l'Iraq et non comme cela avait été le cas avant l'opération militaire, de rechercher des signes attestant d'une activité en matière d'armement nucléaire.

Au lieu de cela, ils effectueront des tâches de routine qui étaient déjà autorisées à l'époque de Saddam Hussein alors même qu'il avait bloqué les inspections de l'ONU dans le pays à la suite des bombardements américains et britanniques en 1998.

L'agence indique cependant espérer que cette démarche est le prélude à une reprise des inspections dans son ensemble.

« Il est nécessaire que l'AIEA procède à cet inventaire. Ceci étant dit, l'AIEA attend du Conseil de sécurité qu'il réexamine son mandat de telle sorte qu'elle puisse retourner en Iraq pour écarter toute possibilité de reconstitution d'un programme clandestin d'armement nucléaire », a déclaré la porte-parole de l'agence Melissa Fleming dans un communiqué publié aujourd'hui.

Au cours des quatre mois d'inspection qui ont précédé le début de la guerre en mars 2003 et en dépit des assertions américaines et britanniques, l'agence n'avait jamais trouvé de signes indiquant que Saddam Hussein ait relancé son programme d'armement nucléaire.

Cependant dans ses rapports au Conseil de sécurité de l'époque, l'AIEA n'avait jamais écarté la possibilité que ces assertions soient fondées. Aujourd'hui, M. El Baradei souhaite clore ce chapitre de l'histoire de l'Iraq, indique également le communiqué.

 

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