Tchad : et en plus il pleut !

20 juillet 2004

De fortes pluies continuent à ralentir les activités de l'agence de l'ONU pour les réfugiés, les rivières asséchées se transformant en « cauchemars » et ralentissant le trafic au point qu'un trajet d'une heure se fait désormais en huit heures.

La région septentrionale de Bahia est désormais complètement inaccessible en raison des rivières normalement asséchées, les wadis, et actuellement submergées par les eaux (carte). Dimanche une équipe du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a mis plus huit heures pour effectuer un trajet qui dure une heure pendant la saison sèche, a indiqué aujourd'hui Jennifer Pagonis, lors d'un point avec la presse qui avait lieu à l'ONU à Genève.

Plus inquiétant encore, un conducteur local de camions a affirmé qu'il y a quelques années, il n'avait pu traverser un de ces wadis pendant plus de 36 heures.

Le HCR et le Programme alimentaire mondial, le PAM, sont en train de rechercher d'autres voies d'accès soit à travers la Libye soit en passant par le Nord du Tchad par El-Fayed.

« Dans l'intervalle, notre équipe à Bahai travaille aussi rapidement que possible pour pousuivre le transfert des réfugiés vers le camp récemment ouvert de Oure-Cassoni » a indiqué Jennifer Pagonis qui a précisé qu'à la date d'hier, plus de 6 400 d'entre eux avaient été installés dans le nouveau camp ouvert le 12 juillet.

 

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