De nouvelles normes à l'étude pour les employés de l'industrie de la pêche

2 juillet 2004

Le développement du secteur de la pêche a coûté cher en termes de conditions de travail et de sécurité au travail, aux 35 millions de ses employés à temps plein ou à temps partiel. Cette année, les délégués à la 92e session de la Conférence internationale du Travail ont pris les premières mesures visant à l'adoption de nouvelles normes internationales du travail pour l'une des professions les plus dangereuses du monde.

L'industrie halieutique emploie près de 35 millions de personnes un peu partout dans le monde, dont un nombre estimé à 27 millions de personnes dans la pêche de capture (y compris des pêcheurs à temps plein ou à temps partiel et des pêcheurs occasionnels, indique un communiqué du Bureau international du travail, l'organisme spécialisé de l'ONU.

Selon la FAO, la production totale de la pêche de capture aurait dépassé les 94,8 millions de tonnes en 2000, un niveau jamais atteint jusque-là. Le commerce du poisson a dépassé les 50 milliards de dollars, la part des pays en développement représentant 50 pour cent du total.

Les sept conventions et recommandations existantes sont à de nombreux égards devenus obsolètes. Avec les nouvelles normes du travail, ce sont plus de 90% des pêcheurs du monde entier qui devraient être couverts, contre à peine 10% avec les conventions actuelles, indique encore le BIT.

Ces nouvelles normes tiendraient compte des conditions de travail difficiles du secteur dans son ensemble, des pêcheurs travaillant sur de petites embarcations dans les eaux côtières et de ceux qui travaillent sur de gros navires opérant en mer sur des périodes plus longues.

Ce nouvel instrument aura notamment pour objectif d'assurer à ces personnes une protection sociale appropriée, conformément à l'objectif de l'OIT en matière de travail décent, qui peut se résumer ainsi: un travail décent pour tous, indique le communiqué qui précise que cela sera à l'Etat de pavillon qu'incomberait encore la principale responsabilité de l'application de la norme par le biais des lois et réglementations nationales.

Il attire également l'attention sur le fait que dans un certain nombre de pays, les taux de décès des personnes travaillant dans le secteur de la pêche sont nettement supérieurs à la moyenne nationale, et en particulier à ceux des services de lutte contre l'incendie et des forces de police.

Ils peuvent dépasser 150 à 180 pour 100 000 travailleurs, et seuls des métiers à risque comme les métiers de la forêt et ceux de l'extraction de houille peuvent atteindre de tels taux.

Cette démarche a lieu simultanément à celle d'une autre agence de l'ONU, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui vient d'adopter de nouvelles recommandations cherchant à renforcer la coopération internationale en matière de gestion des capacités de pêche et de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

En 2000, c'est la Chine qui avait la plus grosse production de pêches de capture marines et intérieures, avec plus de 17 millions de tonnes. Venait en seconde position le Pérou, avec 10,7 millions de tonnes, suivi du Japon avec plus de 5 millions de tonnes.

En 2000, la Thaïlande aurait été, selon la FAO, le principal bénéficiaire, en valeur, des exportations de produits de la pêche, suivie de la Chine, de la Norvège, des Etats-Unis, du Canada, du Danemark, du Chili, de Taiwan (Chine), de l'Espagne, de l'Indonésie, du Vietnam et de l'Inde.

Dans certains pays, le Groenland, les Seychelles, les îles Faroe et l'Islande, le poisson a représenté les 2/3 de la valeur totale des produits commercialisés.

 

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