Le retrait des colonies israéliennes de Gaza toujours porteur d'un espoir de paix, selon Kofi Annan

29 juin 2004

Dans une déclaration adressée aux participants à la Réunion africaine de soutien aux droits inaliénables du peuple palestinien, qui se déroule aujourd'hui dans la ville sud-africaine du Cap, Kofi Annan fait observer que l'intention annoncée par Israël de retirer ses colonies de peuplement de Gaza « pourrait conduire à une relance authentique du processus de paix » et « à la fin de l'occupation. »

Dans ce message, lu par le Commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, Peter Hansen, le Secrétaire général déplore qu'en dépit du fait que « les Israéliens et les Palestiniens continuent de vouloir vivre dans la paix, la prospérité et l'harmonie », le conflit qui les oppose se soit intensifié.

« La violence et la contre-violence, les exécutions extrajudiciaires et les attaques-suicide se sont poursuivis à un rythme inquiétant. Les incursions de l'armée israélienne et les démolitions massives de maisons, dernièrement dans la zone de Rafah, ont plongé la population palestinienne dans les affres de la détresse », souligne Kofi Annan.

Il y rappelle qu'en mai dernier, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1544 (2004) demandant à Israël de respecter les obligations que lui impose le droit humanitaire international et en particulier l'obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d'habitations.

« Dans cette résolution, le Conseil a demandé aussi aux deux parties de s'acquitter immédiatement de leurs obligations en application de la Feuille de route », le plan de paix promu par les Etats-Unis, l'ONU, la Russie et l'Union européenne, les quatre parties à l'entité désignée par le terme de Quatuor. Ce plan, souligne Kofi Annan, « accepté par les deux parties, prévoit l'existence de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, à l'intérieur de frontières sûres et reconnues. »

Le Secrétaire général « lance un appel aux parties pour qu'elles s'acquittent de leurs obligations en application de la Feuille de route et du droit international » et indique également que la communauté internationale est prête à aider les parties à « réaliser leurs aspirations à la paix. »

Il rappelle que, le 4 mai dernier, le Quatuor réuni à New York a souligné qu'un règlement final du conflit « devrait être négocié par les parties elles-mêmes » et qu'elles devraient y parvenir sur la base des résolutions 242 (1967), 338 (1993), 1397 (2002) et 1515 (2003), du processus de paix de Madrid, du principe « terre contre paix », des accords précédents et de l'initiative du Prince héritier Abdullah approuvée par le Sommet de la Ligue des États arabes à Beyrouth, tout en restant « en harmonie avec la Feuille de route. »

« Le Quatuor considère que l'intention déclarée du Gouvernement israélien de retirer toutes ses colonies de peuplement de Gaza et de parties de la Cisjordanie pourrait constituer une occasion rare dans la recherche de la paix au Moyen-Orient », rappelle également le Secrétaire général ajoutant qu'un « retrait de Gaza pourrait même permettre de relancer un processus de paix authentique » et qu'il pouvait « aussi conduire clairement à la fin de l'occupation. »

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