RPD Corée: la crise s'achèvera avec le soutien économique, selon l'Envoyé spécial de l'ONU

25 juin 2004

La crise internationale liée au programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ne se résoudra pas tant que l'économie souffrante de ce pays ne bénéficiera pas d'un soutien extérieur, a déclaré l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies Maurice F. Strong, vendredi, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU, à New York.

M. Strong, qui informait les journalistes des résultats d'un voyage récent dans la région, a souligné que la RPDC était confrontée à des problèmes économiques majeurs, en dépit de quelques signes nouveaux de progrès.

« Il est tout à fait clair qu'il n'y aura pas de soutien économique à long terme sans un règlement », a affirmé l'Envoyé personnel de Kofi Annan. « Mais il n'en est pas moins vrai que vous n'aurez pas de règlement sans une dimension économique majeure », a-t-il ajouté.

Selon M. Strong, l'incapacité de la RDPC à satisfaire ses besoins énergétiques constitue la « seule plus grande contrainte » à son développement, retardant son économie, sa sécurité et son aptitude à fournir des secours humanitaires à ses citoyens. Le pays, a-t-il précisé, a un besoin sérieux d'investissements étrangers pour mener son développement économique.

L'exposé de M. Strong intervient après une nouvelle série de pourparlers à six sur le nucléaire nord-coréen, qui regroupent à Beijing les deux Corées, la Chine, les Etats-Unis, le Japon et la Russie. Ces six pays se sont lancés dans des pourparlers après que Pyongyang eut annoncé à la fin 2002 son intention de « lever le gel » de ses activités nucléaires et son retrait du Traité de non prolifération nucléaire (TNP).

Selon M. Strong, des progrès « louables » ont été réalisés à Beijing, mais, a-t-il souligné, il demeure « un résidu de méfiance profonde amassé depuis plus d'un demi-siècle ».

L'Envoyé spécial a rappelé que l'ONU était un « supporter très actif » du processus de Beijing et qu'elle exerçait probablement un rôle croissant pour mettre fin à cette tension.

Par ailleurs, lors d'une conférence de presse, vendredi au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général, Kofi Annan, s'est félicité de l'offre faite par les Etats-Unis à la RPDC de lui fournir de l'aide et des garanties de sécurité si elle mettait fin à son programme nucléaire, la qualifiant de « mesure positive ».

 

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