Le travail décent, un objectif de développement en Argentine, selon l'OIT

Le travail décent, un objectif de développement en Argentine, selon l'OIT

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L'Organisation internationale du travail (OIT) a observé des signes de reprise de l'emploi en Argentine, mais beaucoup reste à faire, souligne-t-elle. Un protocole d'accord tripartite récemment conclu promeut un programme national de travail décent, faisant de ce pays le précurseur d'un consensus international pour que cette notion devienne un «objectif mondial».

« Mieux relier les politiques économiques, sociales et du travail pour créer des emplois décents en Argentine, c'est l'une des priorités qui ont été identifiées dans un accord tripartite conclu par des délégués du gouvernement, des travailleurs et des employeurs » souligne l'OIT, mardi dans un communiqué.

«La plupart des gens en Argentine recherchent un emploi dans le secteur formel et une protection sociale», indique le mémorandum d'accord qui porte sur la décision des partenaires sociaux tripartites d'appuyer un programme national de travail décent, assorti de l'assistance technique du Bureau international du travail (BIT).

L'accord a été conclu, lors d'une cérémonie spéciale au cours de la Conférence internationale du Travail, par Carlos Tomada, Ministre argentin du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Rodolfo Daer, représentant des travailleurs, Daniel Funes de Rioja, représentant des employeurs, et Juan Somavia, Directeur général du BIT.

«Nous sortons d'une situation d'urgence mais nous avons encore des problèmes importants devant nous», a déclaré, lors de la cérémonie de signature, M. Tomada. «Le dilemme et le défi maintenant est de savoir comment accroître simultanément la productivité et l'emploi», a-t-il ajouté.

M. Somavia, de son côté, s'est dit «optimiste quant à l'avenir». «S'il y a encore des problèmes à résoudre, un grand pas en avant a été fait», a-t-il observé. M. Somavia a souligné qu'en Argentine la notion de travail décent était devenue un élément de la «politique gouvernementale» et faisait de ce pays le précurseur d'un consensus international pour que cette notion devienne un «objectif mondial».

Selon les données communiquées lors de la manifestation spéciale, le chômage est passé de 6,5% en 1991, son niveau le plus bas, à plus de 20% pendant la crise. Le taux de pauvreté est passé de 25% en 1991 à 52% en 2001 et, alors que les revenus les plus élevés étaient 20 fois supérieurs aux revenus les plus faibles en 1991, ils l'étaient 49 fois en 2001. Ces indicateurs se sont améliorés ces derniers mois, en particulier ceux du chômage qui, selon les données disponibles, est tombé de 20,4 à 14,5%.