Réfugiés : Kofi Annan appelle la communauté internationale à faire preuve de générosité

Réfugiés : Kofi Annan appelle la communauté internationale à faire preuve de générosité

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, dans une déclaration à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, appelle la communauté internationale à faire preuve de générosité pour les millions de réfugiés et de déplacés du monde.

« Pour que les millions de réfugiés et de déplacés du monde puissent avoir un chez-eux, la communauté internationale doit manifester la même générosité et apporter durablement le même soutien », souligne le Secrétaire général.

« Pendant que les réfugiés fuient les conflits et les persécutions, habitent dans une ville de toile dans un camp ou attendent avec angoisse de savoir ce que l'avenir leur réserve, leur rêve le plus cher est de rentrer chez eux vivre dans la dignité et la sécurité », ajoute-t-il. « C'est pourquoi, cette année, la Journée mondiale des réfugiés a pour thème « Un chez-moi ». »

Selon Kofi Annan, en 50 ans, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) « a aidé plus de 50 millions de personnes déracinées par des conflits à s'installer ailleurs et à entamer une nouvelle vie ». « Mais l'immense majorité des 17 millions de personnes qui dépendent aujourd'hui de cette institution souhaitent désespérément rentrer chez elles. Rien que l'année dernière, environ 1,1 million de réfugiés sont rentrés dans leur pays. »

Le Secrétaire général ajoute que le "témoignage extraordinaire de l'attraction irrésistible qu'exerce la terre natale, même si tout y a été dévasté" a été largement démontré en Afghanistan, où "plus de 3 millions de réfugiés et de déplacés afghans sont rentrés chez eux depuis 2002". « Les réfugiés d'Angola, de Bosnie-Herzégovine, du Burundi, de Côte d'Ivoire, d'Iraq, du Libéria, du Rwanda, de Sierra Leone et de Somalie sont très nombreux à faire de même. Et on espère qu'en Afrique, 2 millions de réfugiés et de déplacés vont pouvoir rentrer chez eux. »

Selon Kofi Annan, il faut également songer à « ceux qui ne pourront jamais rentrer ». « Pour eux, les solutions sont soit l'intégration dans le pays de premier asile soit, à défaut, la réinstallation dans un pays tiers où ils pourront entamer une nouvelle vie. »