La production de coca a connu une nette diminution en 2003, selon l'agence de l'ONU contre la drogue

17 juin 2004

Le représentant de l'agence de l'ONU contre la drogue et le crime (ONUDC) a indiqué, jeudi à New York, que trois rapports concomitants concernant la Colombie, la Bolivie et le Pérou montraient une réduction de la culture de la coca.

Selon Vincent McClean, représentant à New York de l'ONUDC, dont le siège est à Vienne, la superficie totale des terres affectées à la culture de la coca en Colombie a diminué de 16 % en 2003, passant à 86 000 hectares, correspondant à une diminution de 47 % depuis 2000.

Ces réductions s'expliquent par « une politique de destruction des cultures par le Gouvernement colombien, et soutenue par les Etats-Unis, mais aussi par un mouvement volontaire, notamment par l'offre de moyens de subsistance alternatifs », a-t-il souligné, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU.

Un mouvement similaire a été constaté au Pérou, mais en Bolivie, notamment dans la région de Yungas, dont une partie des cultures est légale, l'effet est moindre.

« L'importance d'un déclin régulier de la culture de la coca dans la région des Andes ne saurait être surestimé », a par ailleurs déclaré Antonio Maria Costa, directeur de l'ONUDC, lors d'une conférence de presse à Washington. « Les trois pays combinés produisent virtuellement la totalité de la production de coca dans le monde. »

Quant aux superficies occupées, la culture de la coca pose une véritable menace à l'environnement, a précisé M. McClean, puisqu'il faut cinq hectares de forêt pour cultiver un hectare de coca, et qu'il existe une pollution importante du fait de déversement de produits chimiques.

L'UNODC consacre actuellement 71,6 millions de dollars à la lutte contre les drogues dans ces trois pays, principalement pour encourager le développement de cultures alternatives, essentiel à l'élimination durable de la maîtrise des drogues, aux côtés de l'application des lois en vigueur.

L'agence se penche par ailleurs sur les politiques de prévention et sur le contrôle des précurseurs chimiques.

« La responsabilité de la réduction du trafic illégal de stupéfiants incombe aussi aux pays producteurs », précise l'UNODC, dans un communiqué. « La demande oriente la production. Le problème mondial que pose la cocaïne ne sera pas réglé à moins que les pays consommateurs ne réduisent la dépendance. »

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