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Moins de réfugiés dans le monde en 2003, selon le HCR

Moins de réfugiés dans le monde en 2003, selon le HCR

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Le nombre total de personnes prises en charge par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a fortement chuté en 2003, pour atteindre 17,1 millions, le plus bas de cette décennie, a annoncé jeudi l'agence, l'expliquant par les résultats des efforts entrepris pour trouver des solutions durables.

Selon des statistiques encore provisoires, la baisse est de 18% par rapport à 2002, où 20,8 millions de personnes avaient été prises en charge par le HCR, indique le communiqué (en anglais) de l'agence.

Le HCR a recensé à travers le monde 9,7 millions de réfugiés dont il tente d'assurer la protection, soit un recul de 10% par rapport à 2002. Il a également évalué à 1,1 million le nombre de réfugiés de retour chez eux, à 4,2 millions celui des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, à 233 000 celui des personnes déplacées de retour chez elles, à 995 000 celui des demandeurs d'asile. Le nombre des autres personnes, dont les apatrides, qui bénéficient de l'action du HCR, a été estimé à 912 000.

Cette baisse est attribuée par le Haut Commissaire, Ruud Lubbers, à plusieurs facteurs, dont l'intensification des efforts internationaux visant à trouver des solutions durables en faveur des millions de personnes déracinées et au travail en cours du HCR et de ses partenaires pour régler les situations prolongées de réfugiés partis depuis des années, voire des décennies.

Ces statistiques illustrent, selon lui, le thème de la Journée mondiale des réfugiés, qui a lieu le 20 juin : « Avoir un foyer à soi ». Elles sont en outre le reflet de quelques-uns des succès obtenus par le HCR et ses partenaires dans 120 pays du monde.

« Nous avons vu le nombre global des personnes prises en charge par le HCR passer de 21,8 millions, lorsque j'ai pris mes fonctions au début de 2001, à 17,1 millions au début de cette année, soit un recul général de 22% », a déclaré M. Luubers.

Ces chiffres sont, selon lui, « très encourageants, en particulier pour « les quelque 5 millions de personnes « qui au cours des dernières années ont pu soit retourner chez elles soit trouver un autre endroit pour reconstruire leur vie ». Pour elles, a-t-il ajouté, ces statistiques signifient « la fin de longues années d'exil et le commencement d'une nouvelle vie et d'un nouvel espoir en l'avenir ».

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