Journée internationale des Casques bleus : de plus en plus demandés, ils « constituent le meilleur espoir d'une paix durable »

28 mai 2004

Cette deuxième Journée célébrée par l'ONU, demain 29 mai et dès aujourd'hui à New York, survient en une période où les Soldats de la paix sont de plus en plus sollicités à travers le monde. Déjà engagés dans dans 15 missions sur trois continents, ils sont en cours de déploiement dans le cadre de deux nouvelles missions en Haïti et au Burundi tandis qu'une importante opération est prévue au Soudan.

Plus de 53 000 hommes et femmes servent ainsi aujourd'hui sous les auspices de l'ONU : 49 000 soldats et observateurs militaires, 4 800 policiers civils, 3 500 personnels internationaux, 7 200 personnels locaux ainsi que quelque 1 440 Volontaires des Nations Unies. Le nombre total des Casques bleus pourrait atteindre 70 000 avant la fin de l'année.

La Journée internationale de demain leur rendra hommage. Elle honorera également la mémoire de 98 Casques bleus provenant de plus de 40 pays, morts en 2003, lors d'une cérémonie qui se déroulera aujourd'hui à 11 heures au Siège des Nations Unies.

« À chacun de ces sacrifices, nous devons un profond respect. Chacun devrait être aussi une source d'inspiration pour nous. À l'instar de ces vaillants soldats de la paix, nous devons continuer d'oeuvrer pour que la communauté des nations puisse vivre en paix », déclare le Secrétaire général de l'ONU dans un message message qui sera prononcé à cette occasion.

D'autres cérémonies seront organisées au cours de cette journée.

La majorité des opérations de maintien de la paix ont lieu en Afrique, où 81% de Casques bleus sont déployés. De nouvelles missions ont été mises sur pied l'an dernier au Libéria et en Côte d'Ivoire.

Le montant annuel de la totalité de ces missions pourrait dépasser les quatre milliards de dollars. « Même avec de nouvelles opérations, le coût du maintien de la paix sera encore inférieur à 1% de l'ensemble des dépenses militaires dans le monde », a déclaré le Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, précisant que les guerres civiles coûtaient 120 milliards de dollars par an.

« Plus important encore, les missions de maintien de la paix des Nations Unies aident chaque année des millions de gens à recouvrer la paix et la stabilité dont ils ont besoin pour recommencer une vie normale et productive », a-t-il ajouté.

« Il y a longtemps que le maintien de la paix n'est plus limité au traditionnel contrôle de l'application des accords de cessez-le-feu », souligne à cet égard Kofi Annan.

« À l'heure actuelle, les missions des Nations Unies aident à gérer les transitions politiques, édifient des institutions, favorisent la progression de l'état de droit, appuient le relèvement économique, supervisent le déroulement des élections, désarment les milices et les ex-combattants, participent aux programmes d'assistance humanitaire et organisent le retour des réfugiés et des personnes déplacées », ajoute-t-il.

Il fait observer cependant que « l'augmentation du nombre de missions impose [...] une charge considérable au vu des ressources disponibles » et « invite donc instamment les États Membres à mettre à disposition les Casques bleus supplémentaires qui seront nécessaires, ainsi que les ressources correspondantes. »

Selon le Secrétaire général, « Les missions de maintien de la paix ne suffisent pas pour mettre un terme aux conflits, mais elles constituent le meilleur espoir d'une paix durable. »

La célébration annuelle d'une journée en l'honneur des Casques bleus des Nations Unies a été décidée par l'Assemblée générale en 2002. Elle vise à rendre hommage « à tous les hommes et femmes qui ont servi et continuent de servir dans des opérations de maintien de la paix des Nations Unies » et à « honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie pour la cause de la paix ».

 

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