L'ONU attire l'attention sur les dix sujets dont le monde n'entend pas assez parler

30 avril 2004

Qu'il s'agisse de la rébellion armée qui, en Ouganda, enrôle de force des enfants qu'elle transforme en « machines à tuer » ou du silence qui entoure ce creuset de troubles qu'est devenu le Tchad, certains sujets que l'ONU juge cruciaux, sont souvent sous médiatisés. Son département de l'information en a dressé la liste.

Lors d'une conférence de presse qui se tenait au Siège de l'ONU à New York, le Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information, Shashi Tharoor, a présenté la liste des « dix sujets dont les médias devraient parler davantage ». Elle comprend aussi bien des situations d'urgence humanitaire que des conflits ou des situations d'après conflits et d'autres questions qui préoccupent les Nations Unies, encore que cette liste ne prétende pas à l'exhaustivité.

Il ne s'agit pas forcément, selon le DPI, de sujets qui n'ont jamais été traités par les médias mais qui mériteraient une couverture plus régulière, plus approfondie ou plus équilibrée.

Parmi les autres sujets listés, on trouve également la situation du Tadjikistan dont on ne dit pas assez qu'émergeant des décombres du guerre civile meurtrière, il progresse obstinément sur la voie de la paix et de la reconstruction ; ou encore la façon dont est en passe d'être résolue de façon pacifique et grâce aux bons offices du Secrétaire général, un différend frontalier entre le Cameroun et le Nigeria concernant la péninsule de Bakassi qui aurait pu facilement dégénérer si rien n'avait été entrepris.

Même si la liste a été établie en consultations avec les différents services et agences de l'ONU, le Département de l'information assume la responsabilité de la sélection finale. Son directeur a cependant souligné que le classement importait finalement assez peu. « Le sujet n°1 n'est jamais que le premier d'une série d'égale importance.

Cette initiative vient s'inscrire en préalable de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai soit lundi prochain, M. Tharoor a insisté sur le fait que son objectif était précisément d'encourager les médias à prêter une plus large attention aux questions estimées cruciales par les Nations Unies au lieu de la critiquer pour ce qu'elle traite ou néglige.

Pour aider les journalistes dans la réalisation de leurs reportages, le Département de l'information ainsi que les bureaux et les agences concernées du système des Nations Unies fourniront la liste des contacts ad hoc, lanceront une page spéciale sur le site Web du Centre des nouvelles et organiseront des interviews avec les responsables qui sont prêts à s'exprimer sur ces sujets.

 

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