Le Conseil de sécurité déplore que Chypre n'ait pas saisi l'occasion historique qui lui était offerte

Le Conseil de sécurité déplore que Chypre n'ait pas saisi l'occasion historique qui lui était offerte

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Le Conseil de sécurité a indiqué aujourd'hui prendre acte des résultats des deux référendums organisés à Chypre le 24 avril dernier et a réaffirmé son soutien au règlement politique global de la question chypriote.

Bien qu'il indique respecter les résultats de ces référendums, le Conseil de sécurité a déclaré aujourd'hui qu'il partageait cependant la déception du Secrétaire général face au constat d'échec des efforts faits depuis 1999 pour réunifier l'île, a indiqué aujourd'hui son président, l'ambassadeur de l'Allemagne, Günter Pleuger.

Il déplore qu'une occasion extraordinaire et historique de résoudre la question de Chypre n'ait pas été saisie, a ajouté l'ambassadeur.

Le Conseil de sécurité attend avec intérêt le prochain rapport du Secrétaire général et se devra, pour y donner suite, d'examiner attentivement les implications des résultats des référendums, indique la déclaration lue à la presse par M. Pleuger.

Cette prise de position du Conseil intervient après une série de consultations consacrées à la question de Chypre qui ont suivi l'exposé du Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, Kieran Prendergast.

M. Prendergast, qui a fait le point sur l'évolution de la situation dans les semaines qui ont précédé les référendums, a indiqué que le Secrétaire général espérait qu'au fil du temps la communauté chypriote grecque, qui a rejeté le plan de règlement à l'appel de son Président, Tassos Papadopoulos, parvienne à un point de vue différent « une fois effectuée une évaluation en profondeur et à froid de sa décision et de ses conséquences potentielles. »

Le Secrétaire général espère que l'on mettra en place des mesures permettant d'améliorer le sort dans lequel se trouvent « bien malgré eux » les Chypriotes turcs, qui eux ont voté en faveur de la réunification de l'île, et se félicite des récentes initiatives prises par l'Union européenne dans ce sens. Il a l'intention d'adresser un rapport écrit détaillé au Conseil de sécurité, a poursuivi M. Prendergast, « Ce sera alors au Conseil d'étudier à son tour les implications du point que nous avons atteint », avait-il conclu.