De nouvelles agressions d'employés humanitaires en Afghanistan condamnées par le chef de la Mission de l'ONU

29 avril 2004

Pour le Représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan, le nouveau massacre de deux employés humanitaires met en évidence le besoin de troupes supplémentaires dans les provinces tandis que le porte-parole de la Mission de l'ONU dans le pays signale qu'une bonne partie du financement nécessaire aux élections de septembre fait défaut.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour l'Afghanistan, Jean Arnault, s'est dit sous le choc après l'annonce du massacre de deux employés de l'organisation humanitaire non gouvernementale 'Coordination for Humanitarian assistance' (Coordination pour l'assistance humanitaire) qui s'est produit dans le district de Panjwayi, au sud de Kandahar, dans la soirée de lundi dernier.

Le Représentant spécial condamne dans les termes les plus fermes ce nouvel acte « tragique et inacceptable » dirigé contre la communauté humanitaire opérant en Afghanistan, a indiqué aujourd'hui David Singh, le porte-parole de la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, la MANUA lors d'un point avec la presse.

« Cette attaque, et d'autres avant elle qui se sont produites récemment à Kandahar, montre à quel point il est urgent de mettre des forces supplémentaires à la disposition des autorités provinciales de façon à ce qu'elles puissent faire prévaloir la loi et qu'elles facilitent l'expansion de la reconstruction », a-t-il déclaré.

Interrogé sur les mesures prises à la suite de cette agression, le porte-parole de la MANUA a indiqué que des mesures de suspension temporaire avaient été instaurées puis levées. Les opérations dans la région du Sud sont limitées et décidées au cas par cas par la Mission, a-t-il indiqué, précisant avoir été informé par le personnel de sécurité que les sites d'inscriptions électorales étaient cependant ouverts.

En ce qui concerne le financement des opérations électorales, sur les 86,3 millions de dollars promis par les donateurs pour financer le processus d'inscription électorale, 4 millions n'ont pas été effectivement débloqués.

Quant aux financement des élections présidentielles et parlementaires de septembre, leur financement se limite toujours aux 68 millions de dollars qui ont fait l'objet d'engagements lors de la Conférence de Berlin, le mois dernier, alors que le coût total de l'opération est estimé à 135 millions de dollars.

Les chiffres des inscriptions électorales arrêtés hier indiquaient que près de 1,9 millions d'Afghan étaient inscrits dont 70% d'hommes et 30% de femmes. Ces chiffres n'incluent pas les inscriptions du bureau de Bamiya qui n'ont pu être fournis à temps pour ce point de presse.

 

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