Affrontements des formes armées de la R.D. du Congo et d'un mouvement hutu rwandais, signale la Mission de l'ONU

29 avril 2004

Alors que les troupes rebelles du FDLR, dont la présence dans la province congolaise du Nord-Kivu constatée par une patrouille de l'ONU, ne s'y trouvent plus à ce jour, indique la Mission dans le pays, elle signale en revanche une offensive des forces armées nationales contre les rebelles qui a fait 3 morts chez les Congolais et 39 dans les rangs du FDLR. Par ailleurs, une barge humanitaire partie de Mukavu est arrivée hier à Kinshasa, après avoir pu évaluer l'état sanitaire de villages jusque là isolés.

Alors que, les troupes rebelles du FDLR, dont la présence dans la province congolaise du Nord-Kivu constatée par une patrouille de l'ONU, ne s'y trouvent plus à ce jour, indique la Mission dans le pays, elle signale en revanche une offensive des forces armées nationales contre les rebelles qui a fait 3 morts chez les Congolais et 39 dans les rangs du FDLR. Par ailleurs, une barge humanitaire partie de Mukavu est arrivée hier à Kinshasa, après avoir pu évaluer l'état sanitaire de villages jusque là isolés.

Les Rwandais dont la présence avait été constatée par une patrouille de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) à Bunangana, une localité de la province congolaise du Nord-Kivu, près de la frontière avec le Rwanda, n'y sont plus à ce jour, a indiqué hier le porte-parole militaire de la MONUC, le commandant Abou Thiam, lors du point de presse de la Mission hier.

Le commandant Thiam a en revanche fait état d'une offensive militaire lancée, le long de la frontière avec le Rwanda, par les Forces armées de la RDC (FARDC) contre des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), le mouvement qui rassemble en RDC la majeure partie de la rébellion hutu rwandaise. Le bilan est de 3 morts du côté congolais et de 39 chez les FDLR. Il a ajouté que 8 ex-combattants burundais ont été faits prisonniers et remis à la MONUC qui se chargera de les rapatrier.

La directrice de l'information publique de la Mission de l'ONU, Patricia Tomé, a déclaré que « la MONUC n'avait rien à ajouter pour l'instant » à ce sujet « si ce n'est exhorter, encore une fois, les deux Etats à coopérer et à dialoguer directement puisque l'objectif commun est de régler la question des FDLR comme convenu à Pretoria en novembre 2003 ».

Quant au chef de l'Unité électorale de la MONUC, Ali Diabacte, il s'est réjoui, à la suite du vote de la loi organique portant organisation, fonctionnement et attributions de la Commission Electorale Indépendante (CEI), du fait que le Parlement ait pris en compte les recommandations du Comité international d'accompagnement de la Transition (CIAT). Ces propositions, a-t-il expliqué, avaient deux objectifs : l'indépendance et l'efficacité de la CEI.

Patricia Tomé a par ailleurs fait le point sur les expulsions des ressortissants congolais d'Angola. « Selon les organisations humanitaires qui poursuivent leur mission sur le terrain à la frontière entre la RDC et l'Angola, environ 100.000 personnes ont été expulsées à ce jour mais le flux continue », a-t-elle indiqué.

Elle a par ailleurs annoncé que la barge humanitaire qui était partie le vendredi 2 avril de Mbandaka, est arrivée à Kinshasa hier. Il s'agissait d'une « double première », a souligné Mme Tomé. C'était la première opération du genre depuis 20 ans et la première fois pour la Monuc qu'elle travaillait en partenariat avec le ministère de la Santé de la RDC, le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance), OCHA (acronyme anglais du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'OMS (Organisation mondiale de la santé de l'ONU) et l'organisation non gouvernementale Caritas.

Le but de l'opération, a-t-elle précisé, était de procéder à « une évaluation conjointe de la situation humanitaire et médicale pour les populations résidant au nord ouest de la province de l'Equateur ». Cette opération a touché environ un demi-million de personnes qui ont bénéficié de près de 6 tonnes de médicaments et d'autres produits.

De plus, a ajouté Patricia Tomé, l'opération a permis de faire un premier constat sur la situation sanitaire dans les zones traversées par la barge à savoir Ingende, Itori, Yalokenge, Mondombe, Bokungu, Wema, Bokote, Monyeka, Nkasa, Bolobo, et un grand nombre de camps de pécheurs. « 80 % des centres de santé sont en rupture de stock, il n'y a pas de personnel médical formé et opérationnel, et cette situation dure depuis au moins trois ans dans la majorité des cas », a rapporté Mme Tomé.

Elle a également indiqué que le président de l'Uruguay, Jorge Battle, était arrivé hier à Kisangani, dans le cadre d'une visite officielle des Casques bleus, observateurs et officiers militaires originaires d'Uruguay qui sont déployés en RDC.

M. Battle était accompagné du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la RDC, William Lacy Swing, tous deux venus d'Afrique du Sud où ils ont pris part aux festivités marquant la commémoration du 10ème anniversaire de la fin du régime de l'Apartheid dans ce pays.

A Kisangani, le Président Battle a été accueilli par le ministre de l'Intérieur de la RDC, a indiqué Mme Tomé, ajoutant que le chef de l'Etat uruguayen est attendu dans la journée à Kinshasa où il aura des entretiens avec son homologue congolais, Joseph Kabila.

L'Uruguay a fourni dans le cadre du contingent militaire de la MONUC, 1751 Casques bleus et 40 observateurs militaires et officiers d'Etat-major. Le contingent uruguayen est déployé principalement à Kalemie, Bukavu, Kisangani, Manono, Mbandaka, Kindu et Kinshasa.

 

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