Iraq : le Secrétaire général a appelé ceux qui préféraient le dialogue à la violence à faire entendre leur voix

28 avril 2004

Il n'y a rien de lâche à se battre pour la paix. Il faut au contraire beaucoup de courage pour agir de la sorte dans un monde violent, a déclaré aujourd'hui Kofi Annan à propos de la situation en Iraq et des propositions faites par son Conseiller spécial qui, a-t-il affirmé, mérite notre respect et notre appui.

S'exprimant aujourd'hui devant la presse sur la présentation de son Conseiller spécial pour l'Iraq, Lakhdar Brahimi, devant le Conseil de sécurité hier, le Secrétaire général l'a qualifiée d'évaluation « pondérée des chances de succès du processus politique, compte tenu de la détérioration de la sécurité en Iraq » .

« Je veux pourtant joindre ma voix à la sienne et lancer un appel à toutes les parties présentes en Iraq pour qu'elles s'abstiennent de toute violence, qu'elles respectent le droit humanitaire international et qu'elles laissent une chance à la transition politique », a déclaré Kofi Annan.

Il a indiqué partager l'opinion de son Conseiller spécial lorsqu'il dit que « l'action militaire violente par une force d'occupation contre les habitants d'un pays occupé ne peut qu'aggraver la situation ».

« Il est définitivement temps maintenant pour ceux qui préfèrent la retenue et le dialogue de se faire entendre », a lancé le Secrétaire général qui a ajouté qu'il n'y avait rien de lâche ni de peureux dans cette approche. Ceux qui s'aventurent au cœur de situations violentes au nom de la paix encourent des risques aussi élevés que les soldats. C'est que nous avons appris à nos dépens aux Nations Unies l'année dernière. »

« Il faut du courage et une détermination solidement ancrée pour œuvrer pour la paix dans un monde violent. M. Brahimi et son équipe méritent notre respect et notre appui comme les méritent ceux qui servent l'ONU dans beaucoup de zones de conflit qui attirent moins de publicité que l'Iraq » , a poursuivi Kofi Annan.

A ce propos, le Secrétaire général a indiqué que les informations sur les atrocités commises au Darfour lui paraissaient de très mauvaise augure et qu'il suivait de très près cette question. Il a également indiqué attendre les rapports des deux missions de l'ONU, l'une du Haut Commissariat aux droits de l'homme et l'autre à but humanitaire conduite par Jim Morris du Programme alimentaire mondial (PAM).

Revenant sur la question chypriote, Kofi Annan a salué à nouveau le vote courageux des Chypriotes turcs et a souligné qu'il fallait faire tout ce qui était possible pour s'assurer qu'ils ne soient pas pénalisés par les résultats du vote dans l'autre partie de l'île.

Se déclarant convaincu que le plan qu'il avait promu est « la seule base réaliste pour la réunification de l'île, ce que, je crois, désire la majorité des Chypriotes des deux communautés », il a exprimé l'espoir que « les Chypriotes grecs aient, sans trop tarder, l'occasion d'étudier le plan plus calmement et de le juger en vertu de ses réels mérites. »

 

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