La signature de huit pays suffisait à lancer le projet d'autoroute Asie-Europe, vingt-trois ont signé

27 avril 2004

Les vingt-trois pays d'Asie qui ont apposé hier leur signature à l'accord international qui prévoit la création d'un gigantesque réseau autoroutier qui reliera l'Asie à l'Europe, montrent l'intérêt suscité par un projet qui devrait dynamiser les échanges transcontinentaux et désenclaver de nombreux pays concernés.

De Tokyo à Téhéran, de Singapour à Samarkand et de différents points intermédiaires, le réseau s'étend maintenant à 32 pays et couvre 140 000 km, a déclaré le Secrétaire général de l'ONU dans un message adressé aux participants de la cérémonie de signature qui avait lieu hier dans la ville chinoise de Shanghai.

Le nombre de pays signataires, 23 au total, ont signé l'accord international portant création d'un projet routier d'une ambition inégalée. Pour que les travaux démarrent, il suffisait que huit pays paraphent l'accord.

« Une fois achevée, cette autoroute améliorera les relations inter-frontalières entre les gens, les véhicules et les commerces. Elle profitera également de façon cruciale aux pays enclavés », a ajouté Kofi Annan dans son message qui était lu par le Secrétaire exécutif de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), Kim Hak-Su.

Cette commission de l'ONU, installée à Bangkok en Thaïlande, négocie le tracé routier de ce réseau depuis 1992. Le texte de l'accord prévoyant l'amélioration de portions du réseau qui ne satisfaisaient pas aux normes et comportant également des dispositions pour la création de nouvelles liaisons a été accepté par 32 pays en novembre dernier. A ce moment-là, les responsables de l'ONU prévoyaient que 10 à 15 nations auraient achevé le processus d'approbation préalable nécessaire à la signature d'ici à la cérémonie de signature.

« Cette démonstration de soutien au projet démontre clairement le désir et la capacité des pays asiatiques de travailler ensemble à la réalisation d'objectifs communs aujourd'hui et pour le futur », a souligné le Secrétaire exécutif Kim.

Cette cérémonie, qui se déroulait dans le cadre de la soixantième session de la CESAP, marque l'aboutissement d'efforts de longue haleine puisque la Commission avait proposé l'idée d'un réseau d'autoroute pan-asiatique dès 1959.

A l'instar de la légendaire Route de la soie, la grande voie de communication entre l'Asie et l'Europe au début du premier millénaire, cette autoroute reliera Singapour à Istanbul, Séoul à St Petersbourg, Bangkok à Beijing, Colombo à Kaboul, Moscou à Bandar Abbas, et Tokyo à Tachkent.

Les 32 pays participant au projet sont l'Afghanistan, l'Arménie, Azerbaïdjan, le Bangladesh, le Bhoutan, Brunei Darussalam, le Cambodge, la Chine, la République populaire démocratique de Corée, la Géorgie, l'Inde, l'Indonésie, Iran, le Japon, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la République démocratique populaire Lao, la Malaisie, la Mongolie, le Myanmar, le Népal, le Pakistan, les Philippines, la République de Corée, la Fédération de Russie, Singapour, le Sri Lanka, le Tadjikistan, la Thaïlande, la Turquie, Ouzbékistan et le Vietnam.

Le secrétariat de la Commission travaille actuellement à l'élaboration d'un nouvel accord intergouvernemental, celui-là portant sur la création d'un réseau de Chemin de fer trans-asiatique, apprend-on en parcourant ses documents préparés en préalable à sa soixantième session.

 

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