L'enquête sur le Programme Iraq doit être rigoureuse à la mesure de l'importance de l'ONU, indique Paul Volcker

21 avril 2004
Paul A. Volcker, Président de la Commission d'enquête sur le Programme « pétrole contre nourriture »

L'enquête doit être rigoureuse parce que l'ONU est une organisation importante, a dit en substance Paul Volcker, l'ancien Président de la Réserve fédérale américaine et nouveau Président de la Commission d'enquête indépendante sur le Programme « pétrole contre nourriture » qui envisage la charge qui lui est confiée comme une démarche comportant des leçons pour l'avenir.

« L'ONU est une institution très importante et si des questions la concernant sont soulevées, une enquête rigoureuse et une réponse doivent être apportées de telle sorte que les Nations Unies puissent remplir leurs responsabilités et saisir les occasions d'apporter leur contribution, non seulement en Iraq, mais lors de situations qui sont susceptibles de se produire un peu partout dans le monde », a indiqué M. Volcker, intervenant lors d'un point avec la presse aujourd'hui.

Selon lui, la priorité est de se pencher sur les allégations de corruption au sein de l'ONU. « Toutefois, au-delà de l'administration du Programme, (…) se posent des questions plus vastes qui comportent des leçons à tirer pour l'avenir », a fait observer M.Volcker.

Il a indiqué qu'il n'anticipait pas que la partie de l'enquête qui prendrait le plus de temps ou présenterait le plus de difficultés concernait l'investigation au sein de l'ONU. Il s'est toutefois dit « quelque peu réconforté » par le fait que l'Autorité provisoire de la coalition et le Conseil de gouvernement l'aient assuré que tous les dossiers seraient mis à sa disposition.

M. Volcker s'est dit confiant en ce qui concerne le soutien de l'ONU. « Je suis sûr que la direction des Nations Unies fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter les témoignages, les enquêtes et investigations auprès de ses membres », a-t-il indiqué.

« Je n'en minimise pas pour autant le défi que cela représente, a-t-il ajouté, précisant qu'il lui faudrait pouvoir se tourner vers « un éventail de talents », qu'il s'agisse d'experts en audit comptable, en affaires juridiques ou dans la façon de mener une enquête.

Quant à son évaluation du temps que lui prendrait une telle opération, il a indiqué que le groupe « irait aussi vite que cela était possible tout en étant exhaustif » et qu'il n'envisageait pas que l'enquête dure plus de trois mois.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.