Programme Iraq : Kofi Annan rappelle que des centaines d'employés de l'ONU ont travaillé dur pour alimenter les Iraquiens

21 avril 2004

Interrogé sur l'Iraq et le Programme « pétrole contre nourriture » ce matin, le Secrétaire général de l'ONU a indiqué que l'insécurité restait un problème majeur pour le retour de l'ONU et qu'en ce qui concernait le Programme Iraq, il ne fallait pas oublier les centaines de collaborateurs de l'ONU qui avaient travaillé dur pour mettre en place un système de distribution alimentaire.

« De nombreux pays se tournent vers l'ONU pour qu'elle joue un rôle important en Iraq et nous aimerions jouer ce rôle mais encore faut-il que les circonstances nous le permettent », a déclaré(en anglais) le Secrétaire général à la presse à son arrivée au Siège de l'ONU à New York ce matin.

« Nous suivons attentivement la situation et nous espérons que les tentatives visant à réduire la violence vont être couronnées de succès. Jusqu'alors, la sécurité est pour nous une contrainte », a ajouté Kofi Annan.

Interrogé sur les conséquences de l'ONU que pourrait avoir la découverte par la Commission d'enquête conduite par Paul Volcker d'éventuelles implications de fonctionnaires de l'ONU dans des affaires de corruption, le Secrétaire général a répondu que c'était aller un peu vite en besogne.

« Des allégations sérieuses ont été formulées que nous prenons sérieusement et c'est pour cela que nous avons rassemblé un groupe sérieux pour enquêter à ce sujet », a-t-il déclaré, après s'être déclaré « très heureux » que M. Volcker, Goldstone et Pieth aient accepté de prendre en charge l'enquête sur le Programme.

« En ce qui concerne nos activités en Iraq, j'espère que les Iraquiens réalisent que même s'il y a eu des irrégularités commises par certains membres du personnel de l'ONU, l'ONU dans son ensemble s'est réellement efforcée de répondre à leurs besoins humanitaires. Des centaines de collaborateurs de l'ONU ont travaillé très dur et assidûment pour mettre en place un système de distribution alimentaire et s'assurer que les fournitures entrent dans le pays », a poursuivi Kofi Annan.

A la question d'une éventuelle contradiction entre l'ONU appelée à jouer un rôle majeur en Iraq et aux Etats-Unis conservant le contrôle militaire dans le pays, le Secrétaire général a répondu qu'il ne voyait pas de possibilité de déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU mais que, cependant, une présence militaire internationale serait nécessaire à la sécurisation de l'environnement.

« Le Conseil de sécurité peut avoir à autoriser une force multinationale à cet effet », a-t-il indiqué.

 

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