Droits de l'homme, les groupes armés illégaux continuent à sévir en Colombie

Droits de l'homme, les groupes armés illégaux continuent à sévir en Colombie

Les groupes armés illégaux sévissant en Colombie ont continué à tuer, à prendre des otages, à provoquer des déplacements de populations, à recruter des mineurs et à poser des mines antipersonnel, a déploré hier devant la Commission des droits de l'homme, le Haut Commissaire par intérim Bertrand Ramcharan.

Aucun des groupes armés illégaux n'ait tenté d'appliquer de quelque manière les recommandations du dernier rapport, a déclaré hier devant la Commission des droits de l'homme le Haut Commissaire aux droits de l'homme par intérim, M. Bertrand Ramcharan, qui présentait le nouveau rapport sur la situation en Colombie.

Les deux groupes de guérillas, les FARC-EP et l'ELN, ainsi que les groupes paramilitaires ont continué à tuer, à prendre des otages, à provoquer des déplacements de populations, à recruter des mineurs et à poser des mines antipersonnel alors que des informations ont également été reçues sur des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international imputables à des membres des forces armées et de la police, a ajouté M. Ramcharan qui a réitéré l'importance de ne pas laisser s'installer l'impunité.

Le représentant de la Colombie, Carlos Franco Echavarría, faisant état de chiffres en diminution en matière de violations des droits de l'homme : 50% de baisse pour les déplacements forcés ; 20% de moins en ce qui concerne les assassinats, les enlèvements en diminution de 26% et les meurtres de syndicalistes de 57%, pour affirmer que la Colombie jouit d'un régime démocratique et légitime dont la politique a permis d'améliorer la situation de la population en matière de droits de l'homme.

Il s'est dit cependant conscient de la nécessité de parvenir à une meilleure administration de la justice, de mieux contrecarrer les actions violentes commises par les bandes armées illégales contre la population civile et de poursuivre en justice, et de punir si nécessaire, les agents du Gouvernement accusés de violations des droits de l'homme.

M. Echavarría a également affirmé que tous les groupes illégaux étaient combattus par le gouvernement colombien avec la même détermination.

Dans la matinée la Commission des droits de l'homme avait adopté, deux résolutions portant, l'une, sur le droit au développement et, l'autre, sur la lutte contre la diffamation des religions. Dans ce deuxième texte, adopté par 29 voix pour, 16 contre et sept pays s'étant abstenus, la Commission s'est déclarée profondément préoccupée par les images stéréotypées négatives véhiculées sur les religions et par les manifestations d'intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction encore évidentes dans certaines régions du monde ainsi que par le fait que l'islam est souvent et faussement associé aux violations des droits de l'homme et au terrorisme.