Le HCR en quête de nouveaux sites susceptibles d'accueillir le flot permanent de réfugiés du Darfour

2 avril 2004

Alors que ses campements à l'Est du Tchad se remplissent rapidement, l'agence de l'ONU pour les réfugiés et ses partenaires cherchent de nouveaux sites susceptibles d'accueillir le flot des réfugiés en provenance du Darfour, cette région du Soudan où se poursuivent les combats.

Depuis janvier, plus de 20 000 réfugiés ont quitté leurs abris de fortune le long de la frontière pour cinq campements situés à l'Est du Tchad où ils reçoivent une aide régulière, la majorité ayant été transférée par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) et ses partenaires, tandis que des petits groupes arrivaient de leur propre chef, certains voyageant à pied, accompagnés de leurs troupeaux.

Le rythme de la réinstallation s'est continuellement accéléré depuis janvier, indique aujourd'hui un communiqué (en anglais) du HCR. L'agence peut maintenant transférer 200 personnes par jour dans des convois de 40 camions et trois bus.

Sa préoccupation actuelle toutefois concerne 5000 réfugiés arrivés à Daguessa, une localité qui se trouve dans la partie sud des 600 km de frontière le long desquels sont venus chercher refuge environ 110 000 personnes fuyant les conflits de la région du Darfour.

En raison du niveau élevé de malnutrition et de maladies dont souffrent les réfugiés de Daguessa, le HCR espère pouvoir les transférer dès dimanche dans le camp de Goz Amer 1.

Tous les autres camps se remplissant rapidement, trois d'entre eux devant atteindre leur taux d'hébergement maximum dans dix jours et un quatrième ayant cessé d'accepter de nouveaux arrivants il y a deux semaines en attendant que lui soit livrée de l'eau, le HCR a commencé à rechercher des sites d'implantation de nouveaux campements.

Le 29 mars dernier, le Représentant du Secrétaire général sur les personnes déplacées et sept Rapporteurs spéciaux de la Commission des droits de l'homme avaient indiqué, dans une déclaration commune, que, selon certaines allégations, le Gouvernement poursuivrait une stratégie de déplacement forcé des populations non arabes de la région et que, selon certains hauts fonctionnaires des Nations Unies présents dans le pays, ce qui se passait au Darfour aurait « des caractéristiques comparables, sinon l'ampleur, à celles du génocide du Rwanda ».

 

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