Le chef de l'ONU au Kosovo annonce une réévaluation des Normes visant à assurer la sécurité de tous

31 mars 2004

Le Représentant de l'ONU qui s'exprimait lors de la cérémonie de lancement des Normes pour le Kosovo en présence du Premier Ministre Bajram Rexhepi, deux semaines après l'explosion de violence qui aurait entraîné la mort de 19 personnes, selon les dernières estimations de la police, et la fuite de 3 200 autres, en majorité des Serbes, a annoncé une réévaluation de deux des Normes pour le Kosovo tout en défendant les politiques qu'elles promeuvent comme le moyen de faire du Kosovo un endroit où il fait bon vivre.

« La violence a mis en évidence la nécessité d'une politique claire qui fasse du Kosovo un endroit où il fait meilleur vivre pour tout le monde, un endroit sûr stable et prospère » a fait valoir le Représentant spécial du Secrétaire général Harri Holkeri.

« C'est cet objectif que cherche à atteindre les Normes pour le Kosovo. Il agit d'un plan détaillé, lancé par le Premier Ministre et moi-même en décembre, qui cherche à faire de cet objectif une réalité », a-t-il ajouté. « Il en va de même pour le programme de gouvernement qui établit la liste des politiques pour chacun des huit standards, des politiques assorties d'un calendrier et de responsabilités clairement attribuées. »

Harri Holkeri a insisté sur le fait que le plan et les politiques qui l'accompagnent, sont le fruit d'un véritable partenariat entre les Institutions provisoires d'administration autonome et la MUNIK (Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo).

« Notre partenariat n'est pas toujours facile mais il est essentiel, a-t-il poursuivi. Même si c'est le Kosovo et ses institutions qui doivent remplir les Normes, la MUNIK est là pour les aider à y parvenir. Notre but est commun. »

Le Représentant spécial a exprimé ses regrets à l'égard de la non-participation de toutes les communautés à la production de ce plan. Il « n'en offre pas moins un large éventail de politiques qui si elles sont réellement mises en oeuvre, aideront à protéger les membres de toutes les communautés et à garantir le respect de leurs droits. »

« A la lumière de ce qui s'est passé, nous sommes loin d'en être là. Ce plan n'est pas une panacée mais un point de départ », a-t-il affirmé.

« La violence a fait réfléchir chacun d'entre nous sur ce que nous pouvons améliorer. Il nous faut prendre le temps avec les Institutions provisoires pour réévaluer deux normes, celle qui concerne les retours et les droits des communautés et celle qui garantit la liberté de mouvements », a indiqué Harri Holkeri qui a ajouté que, dans ces domaines, les Institutions provisoires devaient prendre des mesures rapides concernant les Serbes et les autres communautés qui ont souffert de la violence.

Il a indiqué que dans l'intervalle, il engagerait, avec les Institutions provisoires, une réévaluation d'urgence de telle sorte que ces Normes produisent des politiques qui garantissent la sécurité de ceux qui veulent revenir et des membres de toutes les communautés du Kosovo.

“La communauté internationale a indiqué clairement que les Normes sont importantes. Elles ne sont pas un obstacle aux progrès du Kosovo mais un outil à son service. Le Kosovo qu'elles dépeignent est celui que toute personne de bonne volonté au Kosovo recherche : un endroit paisible, respectueux de la loi, où tout le monde est protégé et en sécurité, aux institutions intègres et efficaces, un endroit qui, à sa façon, satisfasse aux normes de la famille européenne. »

 

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