Le Conseil de sécurité réorganise son Comité contre le terrorisme

26 mars 2004

Se disant plus que jamais déterminé à combattre toutes les formes de terrorisme, le Conseil de sécurité a décidé ce matin d'une série de mesures visant à renforcer son comité compétent dans ce domaine.

L'essentiel de la résolution adoptée à l'unanimité par le Conseil vise à renforcer les capacités du Comité qu'il a créé pour lutter contre le terrorisme. Il a donc décidé que le Comité revisité serait constitué d'une Plénière – composée des États Membres siégeant au Conseil de sécurité – et d'un Bureau composé d'un Président et de Vice-présidents, secondés par la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (CCT) instituée en mission politique spéciale, sous la direction générale de la Plénière, pour une période initiale se terminant le 31 décembre 2007.

Le Conseil a également décidé que la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, dirigée par un directeur exécutif, sera chargée des tâches énumérées dans le rapport du Comité et qu'il a prié le Secrétaire général de nommer dans les 45 jours qui suivent l'adoption de la présente résolution, après avoir consulté le Conseil et sous réserve de l'approbation de celui-ci.

Ce faisant, le Conseil de sécurité suit les propositions du rapport qu'avait présenté le

4 mars dernier, le Président du Comité contre le terrorisme Inocencio F. Arias, qui souhaitait « doter le CCT de moyens appropriés pour le rendre plus efficace, plus proactif et plus visible. »

L'objectif recherché par cette revitalisation, expliquait M. Arias dans son rapport, était de se concentrer « sur le renforcement ou l'amélioration de la capacité des États et des organisations internationales, régionales et sous-régionales dans la lutte contre le terrorisme », une tâche qui incomberait en premier lieu au nouveau Directeur exécutif.

Les débats qui avaient suivi la présentation du rapport par le Président du Comité avaient mis en évidence des divergences d'opinion, certains Etats membres appuyant la proposition, d'autres estimant, comme l'ambassadeur de la Suisse, que la question est de savoir si la lutte contre le terrorisme doit incomber à un organe subsidiaire du Conseil de sécurité et propose comme alternative la création d'un office central placé sous l'autorité du Secrétaire général.

Le 5 novembre dernier, le Conseil de sécurité avait communiqué la liste des 58 pays qui n'avaient pas soumis leurs rapports au CCT dans les délais prescrits.

 

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