Journée des fonctionnaires détenus ou portés disparus : les Etats peuvent faire beaucoup plus, affirme Kofi Annan

25 mars 2004

« Le 25 mars 1985, Alec Collett, qui était détaché auprès de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a été enlevé par des hommes armés à proximité de l'aéroport de Beyrouth. On est toujours sans nouvelles de lui », a rappelé le Secrétaire général de l'ONU. Depuis cette date, tous les 25 mars, l'ONU se remémore les fonctionnaires détenus ou portés disparus.

Cette journée de commémoration a été marquée par une brève cérémonie qui attirait l'attention sur les dangers qui menacent le personnel des Nations Unies et les journalistes autour du globe. A cette occasion, le Président de l'Association des correspondants de presse des Nations Unies (UNCA), Tony Jenkins, le Secrétaire général, Kofi Annan, Elaine Collett, l'épouse d'Alec Collett, et le Président de l'Assemblée générale, Julian Robert Hunte se sont brièvement exprimés.

« L'an dernier, au moins 10 membres du personnel ont été pris en otage lors de plusieurs incidents séparés en République démocratique du Congo, en Géorgie et au Libéria », a encore souligné Kofi Annan. « Au début de l'année, un membre du personnel a été enlevé et détenu pendant plus d'une semaine en Somalie. Le personnel de l'Organisation des Nations Unies, aussi bien international que local, ainsi que nos collaborateurs des organisations non gouvernementales et les journalistes, continuent d'être exposés à de graves menaces. »

Le Secrétaire général a remercié le Comité de la sécurité et de l'indépendance de la fonction publique internationale du Syndicat du personnel de « la détermination dont il fait preuve pour attirer l'attention de la communauté internationale sur cette question d'une importance cruciale pour notre mission. »

« Pour le personnel de l'Organisation des Nations Unies, le souvenir et les séquelles de l'horrible attaque perpétrée l'an passé à Bagdad sont plus vifs que jamais, a-t-il ajouté. Nous devrons désormais être systématiquement sur nos gardes et nos conditions de travail sont à tout jamais changées. »

Il a engagé « à nouveau les 120 États Membres qui ne l'ont pas encore fait à ratifier sans plus tarder la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé » ajoutant que ce n'était là qu'un « premier pas » et que les États avaient « les moyens et le devoir de faire beaucoup plus pour instaurer des conditions de travail sûres, prévenir les prises d'otages, les détentions arbitraires et les 'disparitions', et traduire, le cas échéant, les coupables en justice. »

Dans son dernier rapport sur la sécurité du personnel humanitaire, le Secrétaire général fait état de 34 arrestations, détentions ou disparitions.

 

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