La Mission de l'ONU en R.D. du Congo met l'accent sur la lutte contre le trafic d'armes

17 mars 2004

Une opération de lutte contre le flot d'armes arrivant illégalement en République démocratique du Congo (RDC) a été lancée par la Mission de l'ONU avec l'appui de ses forces fluviales tandis que le Représentant spécial de l'ONU poursuit ses démarches auprès des Etats voisins pour qu'ils prennent les mesures appropriées.

Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission de l'ONU en RDC, William Lacy Swing, a décidé de tout mettre en œuvre pour faire respecter l'embargo sur les armes décrété par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1493 du 28 juillet 2003, a indiqué aujourd'hui Hamadoun Touré, le porte-parole de la MONUC, la Mission de l'ONU en RDC.

Les forces fluviales de la MONUC vont être déployées vers le lac Albert afin de contrôler le flux d'armes à destination de l'Est de la RDC, a-t-il précisé ajoutant que, par ailleurs, M. Swing a l'intention de poursuivre ses démarches auprès des Etats de la sous-région pour les inviter à prendre les mesures susceptibles d'endiguer le trafic illégal d'armes acheminées vers la RDC.

Le porte-parole de la MONUC a cependant souligné qu'il ne suffisait pas de traquer les trafiquants d'armes pour faire respecter l'embargo mais qu'il fallait également « trouver une solution au conflit qui sert de prétexte à l'entrée illégale d'armes. Pour cela, il faudrait maintenir le cap de la transition qui doit aboutir sur l'organisation d'élections libres, transparentes et démocratiques », a-t-il indiqué.

Le porte-parole militaire de la MONUC, le colonel Abou Thiam, a fait le point de la situation en matière de sécurité à Bunia et en Ituri, dans le Nord-Est du pays, où, a-t-il indiqué, les opérations de sécurisation des populations et de leurs biens se poursuivent grâce à la multiplication des patrouilles à pied et motorisées ainsi qu'aux opérations de fouilles menées dans différentes localités de l'Ituri et sur les grands axes routiers du district.

Répondant à un journaliste qui rapportait des allégations selon lesquelles les opérations de la MONUC feraient de nombreuses victimes civiles, le colonel Thiam a indiqué que la MONUC était là pour protéger les populations et qu'elle n'agissait « que contre ceux qui vont à l'encontre du chapitre 7, en menaçant la paix et la quiétude de la population. »

« Tous ceux qui essayeront de torpiller la paix, trouveront la Monuc sur leur chemin », a renchéri Hamadoun Toure.

 

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