L'Université américaine du Caire honore une collaboratrice de l'ONU tuée à Bagdad

15 mars 2004

L'Université américaine du Caire a instauré un Fonds à la mémoire de Nadia Younès, une collaboratrice de l'ONU d'origine égyptienne tuée dans l'attentat du siège de l'ONU à Bagdad avec 21 de ses collègues.

Le Fonds « honorera sa mémoire en aidant à l'éducation d'innombrables étudiants dans son pays et dans la région » a indiqué Nagwa Shoeb de l'Université du Caire qui espère pouvoir rassembler 300 000 dollars destinés à alimenter le Fonds.

L'université a par ailleurs donné le nom de Nadia Younès à la salle de conférences du Centre de Modèle de simulation des activités des Nations Unies qui servira de point focal pour préparer le Modèle de simulation international de l'ONU au Caire, une des activités les plus recherchées, indique l'université.

Un cycle de conférences Nadia Younès va également être créé ainsi qu'un Prix Nadia Younès qui récompensera un étudiant sur le point d'obtenir son diplôme pour son engagement dans des activités humanitaires et de service à la communauté

Nadia Younès qui a suivi les cours de l'Université du Caire, a rejoint l'ONU en 1969 où elle a occupé les fonctions de porte-parole du Secrétaire général Javier Perez de Cuellar, a dirigé le Bureau de l'information à Rome, a été Chef du protocole à New York et a dirigé le service de la communication de l'ONU au Kosovo. Au moment de sa mort, elle occupait officiellement un poste de haut niveau à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'où elle a été temporairement détachée pour aller seconder Sergio Viera de Mello à Bagdad.

Son frère Fouad a exprimé la semaine dernière toute la gratitude que lui inspiraient les initiatives de l'université. « Nous somme convaincus qu'il ne pouvait y avoir de façon plus appropriée d'honorer la mémoire de Nadia que de donner en exemple aux étudiants d'aujourd'hui et de demain ce qu'une vie consacrée aux Nations Unies peut réaliser », a-t-il déclaré.

A New York, un porte-parole du Secrétaire général de l'ONU a également indiqué qu'il s'agissait « d'un tribut à la mesure d'une collaboratrice extraordinaire qui a contribué de façon significative à la cause de la paix, au prix même de sa propre vie. »

 

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