La Mission de l'ONU au Kosovo confrontée aux mandats d'arrêt serbes qu'elle juge invalides

La Mission de l'ONU au Kosovo confrontée aux mandats d'arrêt serbes qu'elle juge invalides

Le Représentant spécial de l'ONU pour le Kosovo a exprimé la préoccupation que lui inspirait la brève détention du Commandant du Corps de protection du Kosovo qui s'est produite, dimanche à l'aéroport de Budapest, sur la base d'un mandat d'arrêt serbe que la Mission de l'ONU au Kosovo a qualifié « d'invalide. »

La Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo, la MUNIK, est intervenue auprès de la représentation diplomatique en Hongrie pour faire en sorte que le général Agim Ceku, qui commande le Corps de protection du Kosovo (CPS), soit rapidement libéré et que de tels incidents ne se reproduisent pas à l'avenir, indique un communiqué publié hier par la MONUK.

La position de la MONUK sur cette question a été exposée à plusieurs reprises auprès des autorités serbes et autres autorités concernées. Elle l'a été également dans le dernier rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité qui indique que le mandat d'arrêt lancé contre le chef du CPS par la cour parallèle du district de Pristina, qui opère depuis Nis, est invalide dans la mesure où cette cour n'est pas compétente en la matière, précise le communiqué.

La MUNIK a pris langue avec Interpol pour régler cette question des mandats serbes d'amener lancés contre des résidents du Kosovo et qui n'ont pas de validité. La Mission s'est entretenue avec la Commission européenne à Bruxelles à ce sujet et projette d'intervenir dans les pays qui proposent des vols directs sur le Kosovo pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir, indique également le communiqué.