L'étiquetage des produits agricoles contenant des OGM et expédiés en vrac adopté à Kuala Lumpur

27 février 2004

Réunis à Kuala Lumpur en Malaisie pour la première fois, les 87 Etats membres du Protocole de Carthagène sur la biosécurité ont adopté les procédures permettant l'étiquetage des produits agricoles commercialisés contenant des Organismes génétiquement modifiés (OGM) aussi appelés vivants modifiés (OVM), indique aujourd'hui le Programme de l'ONU sur l'environnement.

Réunis à Kuala Lumpur en Malaisie pour la première fois, les 87 Etats membres du Protocole de Carthagène sur la biosécurité ont adopté les procédures permettant l'étiquetage des produits agricoles commercialisés contenant des Organismes génétiquement modifiés (OGM) aussi appelés vivants modifiés (OVM), indique aujourd'hui le Programme de l'ONU sur l'environnement.

Selon le système mis en place, toutes les expéditions en vrac de récoltes génétiquement modifiées doivent être identifiées par la mention « Peut contenir des OGM », annonce aujourd'hui un communiqué de Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Il a fallu un an à un groupe d'experts pour élaborer la documentation et les critères régissant cette question. Une autre des questions-clé qu'il reste à régler cependant, consiste à définir le pourcentage de matières modifiées que ces expéditions peuvent contenir tout en étant malgré tout considérées comme exemptes d'OGM.

Un accord a été également conclu sur la documentation exigée pour les OGM qui sont destinés à être introduits directement dans l'environnement, comme par exemple les semences et les poissons.

La documentation accompagnant ces OGM doit désormais spécifier les noms commun, scientifique et commerciaux de l'organisme modifié, le code de transformation ou le code unique d'identification, les contraintes en matière de manipulation et de stockage, les contacts à prendre en cas d'urgence et comment l'OGM doit être utilisé.

« Maintenant que le système d'identification et d'étiquetage des exportations d'OGM devient opérationnel, les pays peuvent profiter des bénéfices de la biotechnologie, tout en étant plus confiants et en évitant des risques potentiels », a déclaré le Secrétaire exécutif du Protocole, Hamdallah Zedan.

La réunion a également adopté des procédures d'assistance aux pays en cas de non-respect du Protocole, en créant notamment un Comité chargé de veiller au respect des dispositions en vigueur.

La première réunion des Etats parties au Protocole de Carthagène sur la biosécurité qui s'est déroulé tout au long de cette semaine, du 23 au 27 février, à Kuala Lumpur en Malaisie, a rassemblé plus de 1 000 délégués et observateurs. La prochaine réunion aura lieu pendant le deuxième trimestre de 2005.

 

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