Le Conseil de sécurité d'accord sur l'importance de l'apport de l'ONU en Iraq

24 février 2004

Les membres du Conseil réunis pour débattre de la question iraquienne, ont pris acte de « la nouvelle réalité politique » qui se dégageait du rapport remis par le Secrétaire général après la visite de la mission de l'ONU en Iraq et ont tous jugé que cela illustrait l'importance du rôle que l'Organisation pouvait jouer dans le pays.

Le Conseil de sécurité réuni aujourd'hui sur la question irakienne a largement manifesté son approbation à l'égard du travail accompli par l'équipe de l'ONU dépêchée en Iraq pour se prononcer sur la faisabilité des élections, l'ambassadeur de la Russie allant jusqu'à dire qu'elle avait produit le premier « cadre d'analyse complète de la situation en Iraq. »

Les ambassadeurs des Etats-Unis et du Royaume-Uni, au cours de leurs présentations des travaux accomplis par l'Autorité provisoire de la coalition, ont salué quant à eux l'apport constitué par ce rapport.

« Comme le Président Bush l'a souligné, les Nations Unies ont un rôle vital à remplir en Iraq, à la fois avant et après le 1er juillet, a déclaré John Negroponte, l'ambassadeur américain. « Le peuple iraquien, les Nations Unies et la Coalition, nous sommes tous en faveur d'un transfert de souveraineté le 30 juin, a ajouté l'ambassadeur qui a fait état d'un sondage indiquant que 77% des Iraquiens avaient connaissance de ce transfert et y étaient favorables.

« D'ici au 30 juin, il reste beaucoup à faire. Nous nous félicitons de l'engagement actif apportés aux Iraquiens par les Nations Unis pour les aider à définir leur avenir et leur transition vers une société démocratique, pluraliste et en paix avec ses voisins », a poursuivi M. Negroponte.

L'ambassadeur du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, lui a fait écho en « en appréciant à sa juste valeur la contribution que l'ONU apportait maintenant au processus de paix, tout récemment avec le rapport de l'équipe d'établissement des faits conduite par Lakhdar Brahimi. »

Il s'est également félicité de ce que l'Organisation se soit proposée à contribuer à la recherche d'un consensus ainsi qu'à la préparation des élections.

Tout en félicitant de façon unanime le travail effectué par la mission d'établissement des faits, les membres du Conseil ont été nombreux à souligner l'énormité de la tâche qui restait à accomplir et le grand nombre de questions qui restaient en suspens.

Quant à l'ambassadeur de France, Jean-Marc de la Sablière, il a déclaré que les « résultats d'étape » que fournissait le rapport du Secrétaire général sur la mission en Iraq « étaient encourageants » et qu'ils confirmaient « qu'une implication forte des Nations Unies est un atout essentiel pour le succès de la transition politique en Iraq. »

« Les progrès réalisés illustrent également le succès d'une méthode fondée sur le dialogue et la recherche du consensus », a déclaré l'ambassadeur, ajoutant que « cette méthode est par essence la marque des Nations Unies. »

Il a noté au passage que l'affirmation par les Iraquiens de leur attachement au respect de l'échéance du 30 juin rejoignait la position de la France qui « de façon constante, avait plaidé dans ce sens. »

L'ambassadeur de l'Algérie a pour sa part souhaité avoir plus d'informations sur l'exploitation des ressources naturelles de l'Iraq et a demandé pour quelles raisons le Conseil international consultatif chargé de superviser la situation des engagements financiers vis-à-vis de l'Iraq ne fonctionnait pas comme prévu.

Il a également demandé que la communauté internationale condamne les actes odieux perpétrés contre le peuple iraquien et que la puissance occupante remplisse les obligations qui sont les siennes aux termes de la quatrième Convention de Genève.

 

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