Mur israélien : retransmission en direct sur Internet des audiences publiques de la Cour de l'ONU

Mur israélien : retransmission en direct sur Internet des audiences publiques de la Cour de l'ONU

La Cour internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire principal de l'ONU, annonce aujourd'hui que les audiences publiques qu'elle tiendra du 23 au 25 février sur l'affaire des 'Conséquences juridiques de l'édification d'un mur dans le Territoire palestinien occupé', seront retransmises intégralement et en direct sur le site officiel de la Cour.

La CIJ a pris cette décision en raison « de l'intérêt particulier suscité par l'affaire parmi le public, la société civile et les médias du monde entier et compte tenu du nombre très limité de places disponibles pour le public et les médias au Palais de la Paix à La Haye », indique un communiqué diffusé aujourd'hui. Elle précise qu'elle recourra désormais à de telles retransmissions pour des affaires de nature similaire.

La Palestine, ainsi que par l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Arabie saoudite, le Bangladesh, Belize, Cuba, l'Indonésie, la Jordanie, Madagascar, la Malaisie, le Sénégal, le Soudan et la Turquie, et par la Ligue des Etats arabes et l'Organisation de la Conférence islamique, ont fait part à la Cour de leur volonté de présenter des exposés oraux au cours de ces deux journées.

La Cour qui s'attend à une affluence record des médias et du public lors de ces audiences, le 23 février prochain, avait déjà annoncé, le 4 février, la mise en place d'une salle de presse et d'une autre salle réservée au public qui suivront ces audiences sur écran géant tandis que « l'accès au Palais de la Paix lui-même ne leur sera à aucun moment autorisé », indiquait alors le communiqué de la Cour.

Elle ajoutait également qu'il était « évident que ce nombre de places ne permettrait pas d'accueillir la totalité des personnes intéressées. »

Le 8 décembre dernier, l'Assemblée générale de l'ONU décidait de demander à la CIJ de se prononcer sur la légalité du mur qu'est en train d'édifier Israël, « puissance occupante », « dans le Territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est. » Le délégué israélien avait alors condamné cette initiative et indiqué que son pays était prêt à démanteler la clôture en fonction de l'évolution des négociations sur le statut final.

La résolution avait été adoptée par 90 votes favorables, 8 voix contre (Australie, Etats-Unis, Ethiopie, Etats fédérés de Micronésie, Israël, Iles Marshall, Nauru et Palau) et 74 abstentions.