Harry Belafonte exhorte tous les pays à supprimer les frais de scolarité en école primaire, indique l'UNICEF

18 février 2004

L'Ambassadeur de l'UNICEF, l'agence de l'ONU pour l'enfance, a appelé aujourd'hui pays en développement et pays développés à investir dans la gratuité de l'enseignement scolaire primaire pour tous les enfants.

L'Ambassadeur itinérant de l'UNICEF, Harry Belafonte a demandé aujourd'hui à tous les pays en développement de suivre l'exemple du Kenya et d'abolir les frais de scolarité à l'école primaire.

Depuis que l'école est devenue gratuite au Kenya en janvier 2003, plus de 1,3 million d'enfants ont franchi le seuil d'une école pour la première fois, faisant passer de 5,9 millions à 7,2 millions le nombre d'enfants scolarisés dans le pays, indique un communiqué du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

« Ces enfants et leurs parents savent que l'éducation est non seulement leur droit mais également le passeport pour un avenir meilleur, pour les enfants et pour le pays », a déclaré M. Belafonte aujourd'hui. « En décidant d'abolir ces frais de scolarité, le Kenya montre ce que l'on peut accomplir dans le monde en développement par la simple volonté politique. »

Il a également demandé à la communauté internationale d'honorer l'engagement qu'elle a pris d'aider les pays à remplacer les fonds dont ils se privent en éliminant les frais de scolarité. Il a fait valoir que le financement bilatéral pour l'éducation dans les pays en développement a diminué de 30% de 1990 à 2000.

M. Belafonte visite le Kenya pour évaluer le succès de la gratuité de l'éducation primaire un an après la suppression des frais de scolarité. Nommé Ambassadeur itinérant en 1987, M. Belafonte a participé au nom de l'UNICEF à des centaines de manifestations diverses et effectué de nombreux voyages un peu partout dans le monde.

Dans la plupart des pays africains où les frais de scolarité ont été supprimés, les gouvernements ont encore besoin de cinq fois plus d'aide à l'éducation de base pour atteindre d'ici à 2015 l'objectif de l'éducation primaire universelle que s'est fixé la communauté internationale.

Lorsque l'argent manque, les familles envoient plus facilement les garçons que les filles à l'école. En Afrique, plus de la moitié des 45 millions d'enfants qui ne vont pas en ce moment à l'école primaire sont des filles.

Ne pas bénéficier de l'éducation, c'est bien sûr une calamité pour tous les enfants, mais les conséquences pour les filles sont particulièrement dramatiques. Les filles qui n'ont pas été scolarisées risquent davantage de contracter le VIH/SIDA, de tomber aux mains de trafiquants, d'être exploitées sexuellement. Elles ont moins de chance d'avoir des enfants en bonne santé et d'envoyer à leur tour leurs enfants à l'école, indique l'UNICEF.

 

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