Kofi Annan interprète positivement les entretiens franco-américains aujourd'hui à l'ONU

Kofi Annan interprète positivement les entretiens franco-américains aujourd'hui à l'ONU

Kofi Annan et Dominique de Villepin
Pour le Secrétaire général de l'ONU, les entretiens bilatéraux entre le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell et le ministre des Affaires étrangères français, Dominique de Villepin, aujourd'hui à New York, sont le signe de relations qui évoluent dans la bonne direction même si les divisions sur la question iraquienne ont laissé des traces qui mettront du temps à s'effacer.

Kofi Annan qui s'exprimait auprès de journalistes après la session de la Conférence sur la reconstruction du Libéria a indiqué avoir eu « l'occasion de s'entretenir avec le ministre des Affaires étrangères de la France sur la situation en Iraq, en Afghanistan et dans plusieurs pays africains. » Il s'est dit à plusieurs reprises satisfait de la présence à l'ONU de Dominique de Villepin aujourd'hui et a déclaré voir dans ces entretiens avec Colin Powell et dans leur déjeuner en commun, le signe « d'une évolution dans la bonne direction. »

« Il nous faut rassembler nos efforts et travailler ensemble à la stabilisation de l'Iraq et aux réponses à apporter aux autres problèmes », a-t-il déclaré. Il a toutefois admis que les nombreuses divisions avaient fait des dégâts qui « prendront sans doute quelque temps avant d'être réparés. »

« Les gens vont être très soupçonneux lorsqu'il sera question d'informations fournies par les services de renseignements. Et ils seront très soupçonneux lorsque l'on essaiera d'utiliser ces renseignements pour justifier certaines actions », a-t-il poursuivi, tout en soulignant toutefois qu'il faudrait faire attention à ne pas tout rejeter en vrac, les renseignements restant un outil nécessaire à l'action des gouvernements.

Le Secrétaire général a également indiqué avoir eu dans la matinée une longue et franche conversation avec le Premier Ministre israélien, Ariel Sharon au cours de laquelle celui-ci l'avait assuré d'avoir l'intention de respecter la Feuille de route et qu'il espérait que les membres du Quatuor joueraient également leur rôle en prenant des mesures pour faire cesser le terrorisme.

« La question en réalité est celle de la 'terre pour la paix'. Il faudra qu'au final Israël renonce à de la terre pour que la paix soit possible », a déclaré Kofi Annan, rappelant avoir déjà indiqué que le retrait de Gaza n'était qu'un premier pas et que le principe de la « terre pour la paix » incluait aussi la Cisjordanie.