Les petits Etats insulaires réunis pour un forum aux Bahamas souhaitent mettre l'accent sur leur potentiel

28 janvier 2004

Le forum de petits Etats insulaires en développement (PEID) réuni depuis lundi dernier à Nassau aux Bahamas, n'ont pu que constater que leurs attentes ne s'étaient pas matérialisées, l'aide globale affichant une baisse de 600 millions de dollars, ont décidé de mettre en avant leur potentiel.

Au cours de ce forum d'une semaine, auquel participe le Premier Ministre des Bahamas, Perry G. Christie, et plus de 300 participants, les participants doivent élaborer une plate-forme de priorités communes en vue de la Réunion internationale d'examen du Programme d'action de la Barbade sur les petits Etats insulaires en développement, qui se tiendra à Maurice du 30 août au 3 septembre.

Le Secrétaire général de la Réunion de Maurice, Anwarul Chowdhury, a constaté qu'en dépit des efforts déployés par les petits Etats insulaires, leurs attentes en matière de coopération internationale pour la mise en ?uvre du Programme d'action de la Barbade, ne se sont pas matérialisées. L'aide globale accordée aux petits Etats insulaires a accusé une diminution passant de 2,3 milliards de dollars en 1994 à 1,7 milliard en 2002, a-t-il précisé.

En l'absence de perspectives d'accroissement de l'aide au développement international, M. Chowdhury a invité les petits Etats insulaires à faire montre d'une « plus grande mesure de réalisme », surtout en ce qui concerne les priorités qu'ils définiront pour eux-mêmes. « Il est important que nous parvenions à identifier ce qui a pu gêner la mise en ?uvre efficace et rapide du Programme de la Barbade », a-t-il ajouté.

Il a mentionné un certain nombre de facteurs relativement récents qui peuvent influer sur le développement des petits Etats insulaires, citant notamment la propagation rapide du VIH/sida dans les PIED, le développement et l'expansion des technologies de l'information et de la communication (TIC), qui peuvent réduire l'isolement des petites îles, les questions de sécurité liées au terrorisme qui affectent directement le tourisme et la nécessité d'un traitement spécial et différencié, à titre provisoire ; pour les produits exportés par les petits Etats insulaires.

En conclusion, M. Chowdhury a fait cette suggestion: « Pour la Conférence de la Barbade, notre slogan était « Petites îles, grands problèmes ». Pour celle de Maurice, afin de refléter les réalités d'aujourd'hui, je l'adapterais comme suit: « Petites îles, grand potentiel ».

 

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