UNESCO : les ministres ouest-africains souhaitent utiliser le potentiel d'expérimentation des réserves de biosphère

27 janvier 2004

Les ministres de l'Environnement de l'Afrique de l'Ouest ont appelé le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) à utiliser les réserves de biosphère de l'UNESCO comme des laboratoires sur le développement durable dans la région, lors d'une table ronde qui s'est tenue hier au siège de l'agence de l'ONU.

Les réserves de biosphère de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) reflètent une vision moderne de la protection de la nature qui inclut systématiquement la participation humaine et qui tente de réconcilier la protection avec l'utilisation durable des ressources naturelles, indique un communiqué publié par l'agence.

Les ministres ont déclaré : « Préoccupés par la dégradation continue de l'environnement naturel et par l'aggravation concomitante de la pauvreté dans le continent africain, nous nous engageons à promouvoir l'utilisation des réserves de biosphère comme des sites opérationnels pour le développement durable dans la lutte contre la pauvreté et dans la mise en oeuvre du plan d'action de l'Initiative pour l'environnement du NEPAD ».

La déclaration a été faite lors d'une table ronde lançant un nouveau projet impliquant le Programme « L'Homme et la biosphère » (MAB) de l'UNESCO et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Avec un budget de plus de 6 millions de dollars, le projet combinera tout un éventail d'actions sur quatre ans en vue d'améliorer la protection et le développement durable des réserves de biosphère dans la région.

Tout en effectuant un inventaire des animaux et des plantes des réserves, le projet mettra en place des structures scientifiques et institutionnelles de surveillance et de gestion de l'impact environnemental des activités humaines (telles que l'agriculture, le pastoralisme, la chasse et la pêche). Les communautés locales prendront part à des initiatives économiques alternatives, comme l'éco-tourisme.

Bien avant que des expressions comme « biodiversité » et « développement durable » deviennent populaires, les premières réserves préparaient le terrain dans ce sens en réunissant protecteurs de la nature, gardiens de parcs, officiels et représentants des communautés locales pour des études et des projets scientifiques et socioéconomiques. On compte aujourd'hui 440 réserves de biosphère dans 97 pays.

Dans leur déclaration, les ministres ont loué le nouveau projet UNESCO-PNUE, financé en partie par le GEF (Fonds pour l'environnement mondial) ainsi que par le réseau de l'UNESCO AfriMAB, qui compte 63 réserves de biosphère dans 29 pays africains.

Le nouveau projet ouest africain portera sur les réserves de biosphère se trouvant au Bénin, Burkina-Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali ainsi qu'une cinquième réserve transfrontalière dite de la région W, qui couvre plus d'un million d'ha au Bénin, au Burkina-Faso et au Niger.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.