Le directeur général de l'OMS décrit la stratégie de l'agence devant son Conseil exécutif

Le directeur général de l'OMS décrit la stratégie de l'agence devant son Conseil exécutif

Jong-Wook Lee
Tandis qu'émergent de nouvelles maladies et que frappent les catastrophes naturelles ou environnementales, l'OMS, l'agence de l'ONU pour la santé, est engagée dans une lutte en faveur de la santé publique qui va de la prévention au soutien aux pays en crise. Pour cela, elle se dote d'un Centre d'information stratégique lui permettant d'encore mieux réagir aux crises sanitaires et procède à un redéploiement de ses ressources budgétaires, a indiqué aujourd'hui le directeur de l'OMS devant le Conseil exécutif de l'agence.

Tandis qu'émergent de nouvelles maladies et que frappent les catastrophes naturelles ou environnementales, l'OMS, l'agence de l'ONU pour la santé, est engagée dans une lutte en faveur de la santé publique qui va de la prévention au soutien aux pays en crise. Pour cela, elle se dote d'un Centre d'information stratégique lui permettant d'encore mieux réagir aux crises sanitaires et procède à un redéploiement de ses ressources budgétaires, a indiqué aujourd'hui le directeur de l'OMS devant le Conseil exécutif de l'agence.

« Au cours de l'année écoulée, la vie et la santé d'environ deux milliards de personnes réparties dans plus de 50 pays ont été mises en danger par des crises dont certaines ont été soudaines et catastrophiques comme le tremblement de terre de Bam en Iran et d'autres, tels que les conflits violents qui continuent à affecter de nombreuses populations en Iraq, au Libéria et dans les Territoires palestiniens et qui se sont développés sur une plus longue période », a fait observer le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Lee Jong-wook, qui s'adressait (en anglais) ce matin aux membres du Conseil exécutif de l'agence.

Ce sont les civils et tout spécialement les femmes et les enfants qui en souffrent le plus et plus encore en raison de maladies non soignées que des balles ou des bombes, a souligné le directeur de l'OMS.

Il a ajouté que certaines crises qui évoluent plus lentement n'en ont pas moins un profond impact à long terme sur la société tels que ceux provoqués par le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme ou l'empoisonnement à l'arsenic des eaux du Gange.

Pour lutter contre le VIH/sida, « nous avons lancé notre stratégie détaillée visant à traiter Ɖ millions de personnes d'ici 2005' le 1er décembre dernier. Il y a de cela sept semaines. Et déjà 31 pays ont fait appel à l'OMS pour qu'elle les aide à améliorer leur action contre le sida que ce soit en matière de prévention ou de traitement », a indiqué M. Lee Jong-wook.

En ce qui concerne le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), des informations parviennent quotidiennement concernant des cas suspects, a-t-il ajouté, précisant qu'il travaillait en étroite collaboration avec les autorités nationales en Asie sur la grippe aviaire appelée également « grippe du poulet ». Il a enfin indiqué que l'OMS construisait un Centre d'information stratégique en matière de santé qui serait à la pointe de la technologie, de façon à aider à une prise de décision rapide et adaptée.

« Dans notre ordre du jour de cette semaine, le renforcement des systèmes de santé est une question clé », a également déclaré le directeur de l'OMS.

Il a souligné que c'était la raison pour laquelle l'OMS avait engagé un basculement de ses ressources budgétaires en direction des pays au lieu de les affecter au siège de l'agence. « C'est ce que reflète le budget programme 2004-2005 qui a pour objectif de faire passer la part budgétaire allouée aux pays et aux régions (…) de 66 à 70%. Nous faisons tout notre possible pour que cette proportion passe à 70% dans le budget biennal 2006-2007 », a-t-il affirmé.