L'Envoyé de l'ONU s'entretient avec le Président de la Sierra Leone de la relance de l'Union de la Rivière Mano

15 janvier 2004

Lors d'une visite de courtoisie effectuée aujourd'hui par le nouveau Représentant spécial de l'ONU au Président de la Sierra Leone, Daudi Ngelautwa Mwakawago, il a été question du retrait progressif de la Mission de l'ONU dans le pays mais aussi de relancer l'Union de la rivière Mano dont l'activité s'était beaucoup ralenti du fait de l'ancien président du Libéria, Charles Taylor, a précisé le Président de la Sierra Léone.

Le Président sierra léonais Ahmad Tejan Kabbah a indiqué « qu'il était entendu que la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUL) était en phase de retrait » mais il a insisté sur le fait que « la communauté internationale avait tellement investi ici que je m'attends à ce qu'une décision prudente soit prise quant au retrait prévu en décembre. »

Le gouvernement est toutefois déterminé à faire en sorte « qu'il n'y ait pas de vide dans le domaine de la sécurité quand la MINUSIL s'en irait », a-t-il affirmé.

Quant à l'Union de la rivière Mano (URM), le Président Kabbah a indiqué que des efforts étaient en cours pour revitaliser l'institution mais que, dans le passé, l'ancien Président libérien, Charles Taylor, avait constitué « une véritable pierre d'achoppement. »

La décision du Nigeria d'accueillir Charles Taylor est selon le Président Kabbah, « la meilleure chose possible pour la Sierra Leone. » Il a révélé que l'ancien dirigeant du Libéria avait envisagé, peu de temps avant de s'exiler, de retourner dans la brousse et d'y reprendre la guérilla.

Il a également indiqué s'être entretenu avec les dirigeants par intérim au Libéria et avec le Président de la Guinée que la relance de l'Union intéresse, la Guinée préférant toutefois attendre que les élections aient eu lieu pour s'en préoccuper.

Le Représentant spécial a pour sa part informé le Président qu'une mission se rendrait en Sierra Leone en février prochain pour réévaluer le calendrier de retrait de la MINUSIL.

Il a également indiqué que des questions avaient été posées, lors de consultations du Conseil de sécurité sur « l'action entreprise par le gouvernement pour achever la mise en place des Forces de défense civile. »

Le Conseil de sécurité, a-t-il ajouté, aimerait aussi savoir si la société civile était impliquée dans le processus de développement. Il a insisté également pour que tout ce qui est entrepris prenne en compte la sous région, en particulier ce qui se passe au Libéria et en Côte d'Ivoire.

« Le Secrétaire général m'a spécifiquement demandé de voir dans quelle mesure je pouvais aider à la relance de l'URM », a indiqué M. Mwakawago.

 

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