Le Comité chargé de contrôler les sanctions contre Al-Qaida en manque d'informations de la part des Etats

12 janvier 2004

Plus de la moitié des Etats membres de l'ONU n'ont pas encore remis leurs rapports sur les mesures qu'ils ont prises pour lutter contre Al-Qaida et les Taliban, ce qui ralentit sérieusement le travail du Comité chargé d'évaluer les actions entreprises, a indiqué ce matin son Président s'adressant au Conseil de sécurité.

Au cours de son exposé devant le Conseil de sécurité aujourd'hui, Heraldo Muñoz, l'ambassadeur du Chili qui préside le Comité des sanctions créé par la résolution 1267 du Conseil de sécurité, encore appelé de façon abrégée Comité 1267, a regretté que seulement 93 pays sur les 191 Etats membres que compte l'ONU aient à ce jour soumis leurs rapports sur les mesures qu'ils ont prises pour mettre en oeuvre ces sanctions.

Le fait qu'à ce jour, 98 Etats n'aient toujours pas présenté de rapports au Comité, soit plus de la moitié des Etats Membres de l'ONU, est un élément inquiétant, selon M. Muñoz.

Si la raison en est le nombre souvent élevé de rapports à produire au regard des capacités nationales, il faut que les Etats fassent part de leurs problèmes afin que nous puissions trouver des solutions, a indiqué le Président.

M. Muñoz a indiqué que cet état de fait limitait sérieusement les capacités du Comité qui a été chargé de contrôler la mise en oeuvre des sanctions imposées aux membres d'Al-Qaida, aux Taliban et aux personnes et entités qui leur sont associées.

Dans son évaluation de ce qui a été effectué jusqu'à présent, le Président du Comité 1267 a particulièrement insisté sur la difficulté de contrôler l'application de l'embargo sur les armes dans la mesure où tout ce qui touche à l'armement étant généralement considéré comme une question de sécurité nationale.

Il s'est également inquiété des failles existant dans ce domaine, la plupart des informations fournies concernant les armes conventionnelles. De façon à mieux couvrir l'ensemble des moyens auxquels recourt la guerre terroriste menée par Al-Qaida, il a suggéré de reformuler les termes de l'embargo de façon à ce qu'il fasse explicitement mention des matières dangereuses pouvant servir à la conception et à la fabrication d'armes de destruction massive par Al-Qaida et les autres groupes terroristes.

Le terrorisme, a-t-il insisté, doit rester une préoccupation prioritaire à la mesure du défi que continue de poser Al-Qaida comme le démontre la poursuite des attaques terroristes.

 

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